I.K MARI CIIAI. MARC ONT Al MINISTRE DE LA GUERRE
« Twli-la, le r.l juillet 1812.
« Monsieur le duc, l’interruption des communications avec la France depuis l’ouverture de la campagne m’ayant empêché de vous rendre des comptes successifs des événements qui se sont passés, je ferai remonter ce rapport au moment où les Anglais sont entrés en opération, et je vais avoir l'honneur de vous faire connaître en détail tous les mouvenients qui se sont exécutés jusqu’à l’événement malheureux qui vient d'avoir lieu, et auquel nous étions loin de nous attendre.
« Dès le mois de mai, j’étais informé que l'armée anglaisedcvait entrer en campagne avec des moyens puissants. J’en rendis compte au roi, afin qu’il pût prendre les dispositions qu’il croirait convenables ; et j’en prévins également le général Caffarelli, pour qu’il pût se mettre en mesure de m’envoyer des secours lorsque le moment serait venu.
« L’extrême difficulté des subsistances, l'impossibilité de faire vivre à cette époque les troupes rassemblées, m’empêchèrent d’avoir plus de huit à neuf