‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 2)Chapitre 58 sur 268 · LIVRE XV. — i si î- Ht · texte numérisé non relu

LIVRE XV. — i si î- Ht

position offensive à une petite portée de canon de l’année anglaise.

Le siège commencé fut suspendu, et toute i«r- - mée ennemie se rassembla sur le plateau de San- Christoval.

Mon mouvement avait étonné l’ennemi, mais ht position que j’avais prise, dans le but de simuler le prélude d’une attaque, ne pouvant pas être défendue, il eut été dangereux de l'occuper longtemps. Aussi, le 2Ô au matin, je me retirai à deux milles pour occuper la position d’Addea-Rubia, qui domine et se trouve en arrière du gué de Huerta sur la Tonnés. Alors le siège fut recommencé, et le feu nous l’indiqua. Je reçus dans cette position une lettre du général CafTarelli, en date du 10, qui m’annonçait qu'il allait se mettre en mouvement pour se rapprocher de moi, et me.ponter secours avec toute sa cavalerie, vingt-deux [Hères de canon et sept mille hommes d’infanterie.

«Le .27, des signaux m'annoncèrent >que les forts pouvaient tenir encore cinq jours. Je ne pouvais raisonnablement attaquer Tannée anglaise avant la réunion de toutes mes farces. Je me disposai à opérer sans me compromettre et à faire une diversion. Le fort d’Alba- sur-Tonnès étant en mon pouvoir, le passage de la Tonnés m’était assuré ai retraite, si, après l'avoir franchi au.guéde llunrt». il fallait faire un mouvement rétrograde. En con-

séquence, je disposai tout pour exécuter le passage de la rivière dans la nuit du 28 au 29, et me placer de manière à menacer* les communications de l’ennemi, dont la liberté lui était indispensable pour pouvoir subsister.

Mais, le 27 même, un incendie épouvantable avait détruit tous les approvisionnements et bâtiments du fort principal de Salamanque; et, bien que deux assauts eussent été repoussés et que l’ennemi eut perdu plus de quinze cents hommes, la confusion était devenue telle, que la garnison dut se rendre à discrétion et sans capitulation.

Cet événement changeait complètement l’état des choses.

Je devais alors prendre une position qui me permit d’attendre sans danger, et de recevoir avec sûreté les renforts promis. En conséquence, je mis en marche l’armée le 28, et elle se porta sur la Guarena, le 29 sur la Trabanjos, où elle séjourna le 50 juin-, l/ennemi ayant suivi avec toutes ses forces, l’armée continua son mouvement de retraite, et, le 1" juillet, vint prendre position sur le Zapardiel, et, le 2 juillet, repassa le Duero à Tordesillas.

Ce jour-là, le mouvement s’étant exécuté un peu tard, et les Anglais ayant commencé le leur de grand matin, il y eut à Rueda un combat d’arrièregarde à soutenir dans des circonstances désavantageuses, mais aucune conséquence fâcheuse et aucun

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