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désordre n’en résultèrent. Le meilleur ordre fut observé en repassant la rivière. L’ennemi prit position sur le Duero. La deuxième division fut placée sur la rive gauche de cette rivière, et en arrière «te la Daga, son affluent.
Le 3 juillet, l’ennemi, ayant fait une tentative sur le gué de Polios, fut repoussé. Les dispositions de détail étant prises pour assurer la défense de cette ligne, je me décidai à attendre dans cette position les secours annoncés, et sur lesquels j’avais droit de compter.
J’ai déjà dit combien ma cavalerie était faible; elle ne s’élevait pas à plus de deux mille chevaux, et l’ennemi avait près de six mille hommes «le cavalerie anglaise, et une nuée de guérillas qui le dispensait de toute espèce de détachement et de service de troupcîs légères. Je pris la résolution de faire enlever tous les chevaux de selle existant dans les lieux occupés par les troupes. Cette opération, faite partout simultanément, augmenta de huit cents chevaux la force de ma cavalerie en dix jouis» de temps.
Le général Bonnet, avant d'avoir reçu mes or- «lres, instruit du mouvement de l’armée anglaise et isolé dans les Asturies avec très-peu de munitions, prit la sage résolution d’évacuer cette province, dont la sortie pouvait être diflicile si l’ennemi se lût mis en mesure de s’y opposer. Ayant pris position à Heynosa, il put exécuter promptement
l’ordre qui lui fut donné de se rendre sur le Duero.
Les milices portugaises se montrèrent sur l'Esla. à l’ embouchure de celle rivière et vers Ben a vente; mais de simples démonstrations suffirent pour les contenir. Pendant ce temps, l’armée de Galice avait formé le blocus d’Astorga.
Ainsi, en face d’une armée qui avait douze mille hommes d'infanterie et deux mille cinq cents chevaux de plus que moi, qui (MHivail recevoir d'un jour à l’autre le corps de Hill, composé de douze mille hommes, je voyais encore mon flanc droit et mes derrières menacés.
t'accablais le général Caffarelli de mes lettres et de mes demandes; je le sommais d’exécuter les dispositions arrêtées par l'Empereur; mais, après m’avoir fait de magnifiques promesses, il baissait chaque jour de ton et trouvait toujours de nouveaux prétextes pour ne faire aucun effort en ma faveur.
lt m’écrivit que les bandes de Reguovales. Pin ta et Ixmga étaient en mouvement. Il y avait pitié do sa part à mettre ainsi en balance les intérêts de l'Espagne avec ceux de la tranquillité de son arrondissement. Je lui mandai de les laisser faire, de venir à mon secours avec tous ses moyens, et qu’après avoir battu les Anglais je lui donnerais autant de troupes qu’il en voudrait pour tout mettre chez lui promptement à la raison. Plus tard, enfin, il m’annonça que des bâtiments s’étaient montrés sur la
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côte et menaçaient d'un débarquement. C’était me faire connaître de toutes les manières sa résolution de ne pas me seconder.
le crus que le roi connaîtrait mieux ses devoirs et les intérêts de la défense qui lui était confiée, et je m'adressai à lui avec persévérance.
L'armée du Centre pouvait former une division de cinq à six mille hommes d’infanterie. Elle avait une forte cavalerie, belle et instruite, entre autres, une division commandée par le général Treilhard, qui était inoccupée dans la vallée du pige. Après mille sollicitations, mille prières, mille demandes motivées sur des faits qui n’étaient pas susceptibles de discussions, il me fit répondre, par le maréchal Jourdan, une lettre ainsi conçue :
« Monsieur le maréchal,
« Le roi m’a chargé de vous dire qu’il n’a pas reçu de vos nouvelles depuis la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 14 du courant. Depuis lors, il a circulé ici des bruits de toute espèce; mais ce qu’on a pu conclure au milieu de tous ces rapports contradictoires, c’est que l’armée anglaise est en position sur la Tonnés et que vous avez réuni la vôtre sur le Duero. Vous sentez, monsieur le maréchal, que Sa Majesté est fort impatiente de recevoir de vos nouvelles. On dit ici que l’armée ennemie est forte d’environ cinquante
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mille hommes, parmi lesquels on ne compte que dix-huit mille Anglais. Le roi pense que, si cela est vrai, vous êtes en état de battre cette armée, et le roi désirerait bien connaître les motifs qui vous ont empêché d’agir. Il me charge donc de vous inviter à lui écrire par des exprès.
« Le roi me charge en même temps de vous communiquer les nouvelles qu’il a reçues d Andalousie. Les dernières lettres de M. le duc de Dalmatie sont du 16 courant, et la dernière lettre de M. le comte d’Erlon est du 18. A cette époque, le général Hill, qui est toujours resté sur la Guadiana avec un corps de quinze mille hommes et trois à quatre mille Espagnols, s’était avancé surZafra, et même sur la Serena.
« Des troupes de l’armée du Midi sont en marche pour se réunir au général Drouet, et ce général doit être en opération, depuis le ‘20, contre le général Ilill. Le roi a réitéré au duc de Dalmatie l’ordre de diriger le général Drouet sur la vallée du Tage, si lord Wellington appelle à lui le général Ilill ; mais, comme il serait possible, le cas arrivant, que cet ordre ne fût pas exécuté assez promptement, Sa Majesté désirerait que vous prolitassiez du moment où lord Wellington n’a pas toutes ses forces réunies pour le combattre. Le roi a aussi demandé des troupes au général Suchet; nutis ers troupes ii arriveront pas. Ainsi tout ce ipic Sa )la-