‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 138 sur 267 · LIVRE XII. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XII. — CORRESPONDANCE

mouvement qu’il a fait, et ensuite des' renseignements que j’ai eus, m’en donnaient l’assurance.

« Il faut cependant se méfier et prévenir le parti qu’il peut prendre, sachant que Votre Excellence est à Laybach, et qu’il peut être arrêté s’il se dirige sur ce point. Il doit être inst^ruitde la position de votre armée, et il serait possible qu’il se jetât, par Tarvis, sur Caporetto et Gorice.

« J’oserai même croire que c’est le seul parti «pii lui reste. Si Votre Excellence fait surveiller les mouvements de l’ennemi sur Plez , elle aura le temps de le rejoindre sur Gorice.

« De mon côté, je fais tout mon possible pour avoir des renseignements.

« Mais, dans ce pays, il est très-difficile de pouvoir réussir, même avec beaucoup d’argent.

« Si j’avais des forces, je prendrais l’offensive et le presserais d’une manière vigoureuse; mais je n’ai «jue trois mille quatre cents hommes, officiers compris et tous recrues. Si Votre’ Excellence pouvait m’envoyer cinq mille hommes, nous pourrions nous tirer cette épine.

« Des petits corps de troupes isolés filent continuellement par les hauteurs de Gemûd, par la Styrie, et vont rejoindre l’armée ennemie.

« Je fais surveiller Saint-Veit, pour être averti s’il faisait quelque mouvement par là; mais je pense qu’il ne s’écartera pas des trois routes de

Klagenfurlh, d’Arnoldstein par Vutzenberg, et celle de Tarvis pour Caporetto.

« Voilà les détails que je puis donner à Votre Excellence; en attendant ses dispositions, je me maintiendrai à Klagenfurth, poste qui me garantit d'un coup de main. »

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