CE MAJOR GÉNÉRAI, A MARMONT
« Wülfersdorl. le 10 juillet 1809, ncul heures et ileniie du matin.
« Je vous préviens, monsieur le duc, que le maréchal duc d'Auerstâdt est arrivé hier à Nikolsbourg et qu’il part aujourd'hui pour se diriger sur Znaïm. Le duc de Rivoli s’est battu hier à Hollabrunn avec l’arrière-garde ennemie. L’Empereur n’a point encore de nouvelles de votre arrivée à Laah;Sa Majesté en attend d’un moment à l’autre; elle va partir dans une heure ou deux, à la tète de sa garde, pour se diriger de votre côté. Ainsi nous aurons demain, du côté de Znaïm, des forces imposantes pour y combattre l’ennemi s’il prend position; mais on a plus lieu de penser qu’il se retire en Bohême. »
NAPOl.KON A MAHMONT.
« l,aali, le 11 juillol 1809, deux heures (lu matin.
c( Monsieur le général Marmont, l’officicr de génie italien que vous avez expédié est arrivé à minuit. Il a donc mis six heures pour faire cette mission ; depuis, il n’est arrivé personne. Cet officier pouvait s’égarer; les règles de la guerre voulaient que vous en envoyassiez trois à demi-heure de distance les uns des autres. Je n’ai trouvé à Laah aucun commandant, aucune garnison, pas même un poste à vos ponts; cependant, si les hussards qui rôdent dans la plaine étaient venus les brûler, votre retraite eût été compromise : vous n’avez pas appris cette insouciance en servant avec moi. Comment n’avez-vous pas laissé des postes de cavalerie pour jalonner la route et pour que vos nouvelles arrivassent promptement? Le duc d’Auerstadt avait ordre de vous appuyer; vous l’avez si peu pressé de venir à vous, qu’il s’est porté à Nikolsbourg, c’està-dire à deux journées de vous : heureusement qu'hier je l’ai fait venir ici. La lettre que vous lui écrivez n’est pas assez pressante; il est tout simple qu’aucun général n’aime à venir en sçconde ligne. Je monte à cheval avec toute la cavalerie; mais il est déjà deux heures du matin; ayez soin de ne rien engager de sérieux jusqu’à ce que je sois