I.IVIUÎ XII. — CORRESPONDANCE
«Sa Majesté m’ordonna de marcher sur Znaïm, afin d’aider au mouvement du maréchal Masséna, et nous allions entrer dans cette ville lorsque je reçus l’ordre de faire cesser le feu.
« Les résultats de cette journée sont d’avoir pris deux drapeaux, deux mille hommes à l’ennemi; d’avoir retardé sa marche, de manière à ce qu’elle aurait pu être combattue avec avantage si la générosité de l’Empereur n’eût fait accorder une suspension d’armes à l’ennemi.
« L'ennemi a perdu plus de trois mille hommes • tués ou blessés dans ces deux journées. Nous avons eu seize cents hommes hors de combat. Parmi les blessés se trouvent le général de division Claparède, les généraux de brigade Delzons et Bertrand. C’est la deuxième fois dans la campagne que le général Delzons est blessé.
« Je ne saurais trop me louer des généraux, officiers et soldats. Mais je dois particulièrement des éloges aux généraux Clausel et Delzons. »
l.E MAJOll GEnERAI. au MARÉCHAI, MARMO.VT.
« Sdiœiibrunn, le 17jiiillcl 1809.
« Je vous préviens, monsieur le maréchal, que l’intention de l’Empereur est que votre corps d'armée prenne la dénomination de onzième corps.
« Je donne l’ordre au général Lariboissière de
faire les dispositions nécessaires pour y attacher trente pièces d’artillerie ; correspondez à cet égard avec lui.
« Le prince vice-roi m’a annoncé qu’il vous avait envoyé tous les troisièmes et quatrièmes bataillons qui étaient à l’armée d’Italie, et dont les premiei’s bataillons étaient sous vos ordres. Faites-moi connaitre si tous ces bataillons sont arrivés, et envoyez-m’^en la liste, ainsi que l’état de situation.
« Je donne l’ordre à la brigade de cavalerie légère du général Thiry, composée du I" régiment provisoire de chasseurs, d’un régiment de chevaux légers xvurtembergeois et du 25' régiment de chasseurs, de se rendre de Presbourg auprès de vous, pour faire partie de votre corps d’armée. Le prince vice-roi vous fera donner avis de sa marche.
« Je donne l’ordre aux généraux Bertrand et Lariboissière de réorganiser les équipages de pont, et, par suite de cette disposition, votre corps d’armét; aura une compagnie de jwntonniers avec trois pontons sur trois baquets munis de leurs poutrelles, madriei*s, ancres, cordages, etc., de manière à pouvoir jeter un pont de vingt toises.
« Le général Bertrand est chargé aussi d’organiser sur-le-champ le service du génie et d’attacher à votre corps d’année une compagnie de sapeurs, le nombre d’officiere du génie nécessaire, et six mille outils sur des chariots attelés.