I.IVIIE XIII. — 1809-ISI
Trois vaisseau.xet une frégate nous avaient étécédés par les Russes. I/'Enipereur voulait, avec un de ces vaisseaux et la frégate, faire le fond de la marine d’Illyrie; les matelots étaient faciles à fournir, mais où était l’argent pour les payer? car l’Empereur se refusait à reconnaître la disproportion existante entre les charges qu'il nous imposait et nos lessources; son esprit présentait déjà, et frécjuemment, les contradictions extraordinaires qui depuis ont été toujoure en augmentant.
Avant ce temps^ il était toujours d’accord avec lui-méme ; quand il voulait la fin, il voulait les moyens; mais alors il ordonnait l’une sans s’occuper des autres. Il fallait donc nécessairement lui désobéir, ou dans le résultat ou dans le choix des moyens. Je fis visiter le vaisseau ; trouvé hors d'état de naviguer par 1a commission de marine chargée sous mes ordres du service, on 1e démolit; mais la frégate fut armée au moyen de nouvelles levées, et ces levées fournirent aussi l’équipage du vaisseau le /hVo/i, qui était à Venise. La frégate alla le joindre et passa à la solde de l’Italie. La flottille de Tlllyrie se trouva seulement composée de deux goélettes, deux bricks, dix chaloupes canonnières et vingt péniches; elle se divisait en trois stations suffisantes à la protection de nos côtes.
COlinKSPONnANCR ET DOCEMENTS
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