LIVRE XIV. — CORRESPO^DA^CE. 5!n
qu’elles en sortent. Mais je fais remarquer que, si c’est pour les rendre meilleures que ces troupes seraient retirées de chez elles, ce but serait beaucoup mieux rempli par trois mois de campement dans le pays que par un an de garnison éloignée. Rien ne contrarierait plus l’esprit de l’organisation de ces troupes et leur conservation.
« Si l’intention de Sa Majesté est de les envoyer en Espagne, je n’ai rien à répondre, puisque les soldats doivent faire la guerre, quelque part qu’on les envoie. Cependant il est nécessaire d’observer que, pour le début, ce serait une chose fâcheuse que de les employer dans une expédition que les Autrichiens, pendant dix-huit mois, leur ont peinte sous les couleurs les plus désavantageuses, et que le bon parti que Sa Majesté tirera des Croates pour son service à l’avenir dépendra beaucoup de la manière dont ils seront employés la première fois à la guerre. »