‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 29 sur 267 · LIVRE X. — I80f,-180T · texte numérisé non relu

LIVRE X. — I80f,-180T

sondages exécutés à la profondeur de plusieurs centaines de pieds le prouvent. J’avais l'intention, <juand j’étais gouverneur des provinces illyriennes, de le faire exploiter; mais mes destinées m’enlevèrent à ces intérêts en me jetant dans des combinaisons éloignées.

On me demandera avec quelles ressources j’ai pu faire exécuter de si grands travaux. J’avais à ma disposition quelques centaines de mille francs qui ne furent pas nécessaires pour les services auxquels ils étaient destinés, et je les consacrai aux ouvrages d’art et aux indemnités données aux soldats. L’entrepreneur des vivres fournit, sur ma demande, les rations de pain nécessaires aux paysans ; et il n’est pas bien sûr, grâce à tous les bonlevei-sements qui ont eu lieu, qu’.à l’heure qu’il est il en ait reçu le prix. En somme, ces travaux eussent été l’objet des plus grands éloges officiels s’ils avaient été faits par suite d’ordres du gouvernement; mais ce n’avait été qu’un passe-temps pour moi et un moyen d’occuper mes loisirs. Ils auraient coûté plusieurs millions s’ils eussent été exécutés par les moyens ordinaires de l’administration, et la totalité de la dépense ne s’est pas élevée à un seulement.

A la fin de décembre, le général Lauriston, nommé gouverneur de Venise, quitta l’armée de Dalmatie et fut remplacé par le général Clausel.

A cette époque, je fus élevé à la dignité de duc. Le nom qui me fut donné, rap[ielant des sen ices rendus, ajouta encore à la valeur de cette récompense.

CORRESPONDAINCE ET DOCUMENTS

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