‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 74 sur 267 · LIVRE XI. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XI. — CORRESPONDANCE

vcz à cel effet. — Faites également partir plusieurs petits bateaux chargés de poudre, qui iront le long <les côtes, et réussiront à passera Corfou à travers la croisière ennemie. Il est probable que, sur cinq bateaux, chargés de trois milliers de poudre chacun, il en arrivera trois ou quatre. Si vous aviez moyen de faire passer aussi quelques affûts, soit de siège, soit de côte, soit de place, faites-le : il parait qu’ils en ont besoin. — Envoyez régulièrement, au moins tous les quinze jours, un de vos officiers à Corfou. Que le général César Bertliier vous en envoie un des siens aussi tous les quinze jours. Parce moyen, vous aurez toutes les semaines des nouvelles de Corfou, et cette grande quantité d’officiers, passant et repassant, prendra une connaissance parfaite des localités. — .l’approuve fort l'envoi d’un agent à Bérat. Il faut connaître à fond cette route, dont le détail, lieue par lieue, m’intéresserait beaucoup. — Je ne conçois pas ce que vous me dites que la Dalmatie ne peut pas fournir de chevaux; elle en fournissait plusieurs milliers aux Vénitiens. — Tenez un agent près l’évèque des Monténégrins, et tâchez de vous concilier cet homme. — J’ai, je crois, un consul à Scutari; mais il ne m’écrit pas souvent. Exigez qu’il vous écrive tous les jours. Envoyez-moi des renseignements sur les golfes de Durazzo et de la Yallona. Des bricks ou même des frégates peuvent-elles y entrer? Comme

ion MÉMOIRES DU DUC DE RAÜUSE.

VOUS ôlcs le niaitrc d’v cnvover des inRéiiieurs el des marins, envoyez-y; recueillez les renseignements que des gens du pays pourraient vous fournir, et faites-moi passer des croquis et des mémoires qui me fassent bien connaitre ce que c’est que ces deux golfes. — Je suppose que, dans le cas où une escadre de douze ou quinze vaisseaux arriverait à Corfou ou à Raguse, les mesures sont prises pour la nietti e à l'abri de forces supérieures. Rcpondez-moi cependant sur cette question. — Je vois avec plaisir que vous n’avez pas de malades. — J’ai ordonné au vice-roi de vous envoyer encore deux mille hommes pour retiforcer vos cadres. — Le ministre de la guerre m’a fait connaitre que vous demandiez le général Montrichard; il est parti pour prendre service sous vos ordres. »

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