I.IVRE XI. — CORRESrOXDAXCE
« Les autres plaintes sont sans fondement efsans preuves.
« Le sénat députe M. Cahoga vei*s Sa Majesté l'Empereur. Je ne puis permettre son départ qn’autant que vous l’autoriserez, et je ne permets plus qu’on s’assemble pour de pareillesdéputations sans votre assentiment. Il y a un envoyé à Paris; pourquoi ne pas .s’en servir?
« Les sénateurs craignent la perte de leur puissance; ils ont pour eux raison; caria majeure partie est et sera bien misérable, puisque les concussions, les dettes, etc., etc., ne pourront plusse faire impunément.
« Je partirai’ demain pour Cattaro, et je ferai mettre les dispositions de votre arrêté à exécution. Les bâtiments, dont la prise n’aura pas été jugée légale, et ceux pris depuis la paix de Tilsitt, seront bientôt remis aux anciens propriétaires.
« Le sénat va vous envoyer un député pour obtenir la permission de faire partir Caboga pour Paris. Le choix, comme vous le voyez, pouvait être meilleur, quoique pas plus utile.
« Le sénat, qui a réfléchi tout le jour et délibéré, me fait prévenir qu’il écrit aux comtes pour savoir ce qu’ils pourront fournir en marins pour la levée demandée. »
MÉMOIRES nu DUC DE RAGÜSE.
.NAl'OI.KON A MA U SI O. NT.
t Paris, le 2fi jan.viiT 18(18
« Monsieur le g(!*aéral Maniioiit, voire aide de l'amp m’apporte votre lettre du 1) janvii^r. — J’ai déjà écrit dejuiis longtemps à Sébasliani pour que la Porte prenne des mesures telles, qu'en cas de siège de Corfou vous ayez passage pour un corps de liuil mille hommes, qui se rendrait à Butrinto. J’ai à Corfou des moyens de transport, et votre armée, que vous pourriez porter jusqu’à douze mille hommes, et qui serait composée de trois divisions, passerait en peu de jours à Corfou pour se joindre à la garnison et jeter les Anglais dans la mer. — La Porte a ordonné également que des Tartares fussent placés depuis Butrinto jusqu’à Cattaro pour que les officiers venant de Corfou arrivent rapidement aux bouches, et que, de même, non-seulement les ofliciers que vous expédierez puissent faire ce trajet avec la môme rapidité, mais encore pour que quelques envois de poudre, que vous pourrez faire passer par terre, soient protégés. Commencez par expédier par terre cinquante mulets chargés de poudre, chaque mulet portant deux barils, ce qui fera un total de cent barils ou dix milliers. Moyennant vos négociations de Scutari et de Bérat, vous pourrez facilement obtenir le libre passage. Kcri-