‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 106 sur 166 · LIVRE XVII. — CORRESmS'ÜAXa:. S5I · texte numérisé non relu

LIVRE XVII. — CORRESmS'ÜAXa:. S5I

« Mes dernières troupes ont quitté Altcnbourg à sept heures du matin. L'ennemi ne montre aucune intention de nous suivre. On n’a vu que deux escadrons.

« D’après tous ces motifs, .Sire, et l’impossibilité où je suis d’exécuter vos ordres aujourd’hui, je continue mon mouvement sur Dippoldiswald. »

HAPOLÉON AL' M.VRECIIAL HAIIHONT.

« Dreide, le 2 septembre 1815.

« Mon cousin, j’ai reçu votre lettre. J’envoie mon aide de camp, le général Flahaut, pour connaître l’état des choses de votre côté. — Votre correspondance est trop laconique. Faites attaquer aujourd’hui l’avant-garde ennemie, et sachez ce que vous avez devant vous et quels sont définitivement les projets de l’ennemi. S’il a moins de trente milh> hommes, vous le culbuterez au delà des montagnes. — J’attends l’i-ssuc de cette journée pour faire des opérations de l’autre côté; tout cela est donc trèsurgent.

« ÎS’apoi.kom. »

LE M.AJOH GEXÉIUL AU MARÉCHAL MARMONT.

« Dr^siie, le 3 septembre 18i3, quitte heurta et demie du matin.

<( L’Empereur, monsieur le duc de Raguse, me

•ITri MÉMOIRES UU DUC DE IIAUUSB.

prescrit d’envoyer un oflicier auprès de vous pour vous faire connaître que son intention est que vous séjourniez aujourd’hui, 5 septembre, à Dippodiswald, afin d’y réunir votre corps, puisqu'il paraît que vous avez beaucoup de traîneurs. Si l’ennemi envoie à vous, Sa Majesté vous ordonne de former une forte avant-garde pour le repousser et le culbuter.

« Le prince vice-connétable, major général, c< Alexandre. »

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT

« Dresde, le 5 $c|iiornbre 1813.

« L’Empereur, monsieur le maréchal duc de Raguse, me charge de vous écrire que, s’il n’y a pas d’inconvénient, il serait txinvenable que vous vous approchassiez aujourd’hui de Dresde, afin de passer les ponts pendant la nuit; que nous aurons une bataille à Bautzen demain au soir, ou au plus tard le 5 au matin; que le corps du duc de Tarente est tout à fait en désarroi.

« Donnez-moi de vos nouvelles.

LIVIIE XVII. — CORRESPONDANCE.

.NAPOLÉO.N AC MARÉCHAL MARilONT.

« Drosdf!, le 5 septcmlirc 1813, onze heures.

« Mon cousin, le major général vous a fait connaître qu’il faut vous approcher de Dresde et coucher sur la rive droite, afin de partir demain à la pointe du jour. — Nous aurons probablement bataille demain en avant de Bautzen, ou au plus tard le 5. — Dans l’un et l’autre cas, il faut que vous y soyez comme réserve pour prendre part à l’affaire. — Prévenez le duc de Bellune, qui est à Freyberg, et le maréchal Saint-Cyr, que vous disparaissez de dessus la ligne.

« Napoléon. » •

LE MAJOR GÉ.NKRAL AU MARÉCHAL MARMONT

« Au bivue. à uue lieue de Reiclicnbttcli.

le 5 so|deinl)rc 1815, midi.

« Monsieur le duc de Raguse, l’intention de l’Empereur est que vous ne dépassiez pas la ville de Bautzen et que vous preniez position de l’autre côté, où vous attendrez des ordres.

« Le prince vice-connétable, major général,

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