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lôl après l’ouvcrlure de la campagne. Mais celle lâche élail au-dessus de la porlée du chef qu’il avail choisi. Oudinol, hoinnie excelleiil el brave soldat, était peu propre au commandement eu chef d’une armée nombreuse. Il ne possédait pas la force d’esprit nécessaire pour conduire une opération combinée, dont la durée doit embrasser plusieurs jours.
A l’expiration de l’armistice, Oudinot réunit son armée à Dahme, et s’avança sur Baruth. Le 19, il prit position entre Baruth et Lackenwald, el y séjourna le ‘20. Toutes les troupes alliées en présence étaient éparpillées et cantonnées jusqu’à Berlin et Postdam. Une seule brigade de quatre bataillons, commandée par le général de Thümen, les couvrait contre l’armée française. Le 21, Oudinot continua son mouvement; le quatrième corps opérant à droite, se dirigeant sur Sperenberg el Saalow ; le septième, au centre, parle bois de Kummersdorf, sur Ludersdorf et Gatzdorf, vers Christinendorf, et le douzième, à gauche, par Gollow, à Scharfenbrnck sur Trebhin.
Les Prussiens se retirèrent sur le défilé de Thyrow, après un double combat qui mil le septième corps en possession du village de Xunsdorf, el le quatrième de celui de Mellen. Dans la nuit du 21 au 22, l’armée française était placée de la manière^
m MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
suivante : le quatrième corps à Dergiscow; le septième, à Nuiisdorf et Christiiiendorf, et le douzième, à Trebbin.
En avant de cette position, les marais à traverser offrent trois passages : 1* celui de Juhnsdorf; 2* celui de Wittstock; 5° celui de Thyrow.
Le 22, le septième corps attaqua Vittstock, et s’en empara. Le quatrième s’approcha de Juhnsdorf et l’occupa après la retraite de l’ennemi. Le douzième corps resta en réserve. Le 23, le quatrième corps débouche , et marche sur Blankenfeld; mais, après une faible attaque, il se replie sur Juhnsdorf. Au môme moment, et pendant que le quatrième corps se replie, le septième se porte en avant, débouche des bois, et occupe Grossbeeren. Les Prussiens, concentrés en arrière de ce village, et en échelons jusqu’à Heinersdorf, n’hésitèrent pas à proliter de l’occasion que leur offrait le mouvement isolé, et en pointe, de ce corps. Ils étaient devenus libres de leur mouvement sur leur gauche par la retraite du quatrième corps, et sur leur droite par le retard de l’arrivée du douzième. En conséquence, ils accablèrent le septième corps, qui avait été jeté ainsi, seul et imprudemment, loin de ses appuis. Ils le forcèrent à une retraite précipitée. Heureusement la tête du douzième corps arriva enfin au secours du septième. Elle le
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protégea dans sa retraite et contribua à le sauver d’un imminent péril. Le soir, toute l’armée française se trouva ainsi reportée en arrière des défilés, et couverte par les marais qu’elle avait franchis pour attaquer.
Dès ce moment, le duc de Reggio mit son armée en retraite, se rapprochant de l'Elbe par des mouvements successifs. Il vint prendre position à peu de distance, en avant de Witlenbcrg, où il arriva le 4 septembre. Le combat de Grossbeeren n’avait coûté à l’armée française qu’une perte de treize pièces de canon, et quinze cents prisonniei-s saxons, c’est-à-dire peu de chose pour une année de plus de quatre-vingt mille hommes. C’était s’avouer, à bon marché, incapable de tenir la campagne.
L’armée ennemie, composée en très-grande majorité de Prussiens, était commandée par les généraux Bulow, Fauentzien, Woronsoffet Czernicheff, sous les ordres du prince royal de Suède. Sa force pouvait s’élever à cent mille hommes. Elle était remplie de cet enthousiasme national qui, pendant cette guerre, caractérisa d’une manière particulière les troupes prussiennes. L’armée française était inférieure de dix mille hommes. Composée en partie de Saxons et d’Italiens, elle était loin déposséder le même esprit. Cependant, si, au début delà campagne, Oudinof eût agi avec plus de vigueur
el de célérité, il eût surpris l’ennemi dispereé |)Our vivre. Il aurait pu le battre en détail et arriver à Berlin; mais l’incertitude et l'incorrection des mouvements présidèrent aux premières opérations.
Napoléon, mécontent d’un semblable résultat, confia cette armée à un autre chef, qui eut l’ordre d’attaquer l’ennemi sans retard. Le maréchal Ney, chargé de remplacer le maréchal Üudinot, exécuta cet ordre de marcher en avant; mais il le fit d’une manière inconsidérée. Un homme raisonnable ne peut trouver l’explication satisfaisante des mouvements qu’il ordonna. Oudinot avait péché par un peu de timidité et d’incertitude; mais au moins il avait agi avec calcul et prudence; son armée était encore intacte quand il la quitta. En peu de jours, il en fut tout autrement sous son nouveau chef.'
Pendant ces événements, la grande armée ennemie, battue devant Dresde, s’était retirée en ’ Bohême, après avoir échappé, par le succès inopiné de Culm, à une destruction qui semblait devoir être certaine; mais, en môme temps, l’armée de Silésie, dont il me reste à parler, éprouvait un de ces grands revers dont la série ne devait plus être interrompue pendant le reste de la campagne.
Napoléon, en quittant la Silésie, et en parlant le 24 pour Dresde, avait laissé le commandement