LIVRE XVIII. - 1813. -J5I
tourner ù Dresde. 11 laissa le premier corps en position à Nollendorf, le quatorzième sur les hauteurs de Berna, en avant d’Ebersdorf. Le deuxième alla occuper Steinberg, et la jeune garde le camp de Pi ma. L’Empereur dut sentir bien vivement alors la faute commise, il y avait onze jours, de n’avoir pas complété ses succès de Dresde par un mouvement à fond sur l’armée ennemie, au moment où elle repassait ces mêmes défilés dans un désordre incompatible avec une résistance sérieuse.
Mais, pendant ces mouvements, de nouveaux désastres venaient accabler la portion de l’armée française qui avait reçu l’ordre de marcher sur Berlin. On a vu, le 4, le prince de la Moskowa remplacer le maréchal duc de Beggio, et prendre le commandement de l’armée. Dès le lendemain, 5 septembre, il était en mouvement. La division Guilleminot, en tête du douzième corps, attaqua la division prussienne de Dobschutz, et la chassa de Zaahn. Plus tard, le corps de Tauenzien fut attaqué à Seida, et forcé à se retirer sur Dennewitz, où il prit position. Le soir, l’armée française occupait les positions suivantes : le quatrième coi ps à Meundorf, le douzième à Seida, et le septième entre les deux. L’armée ennemie était ainsi placée : Tauenzien à Dennewitz, Bulow à Klein-Lippsdorf, les Suédois
et les troupes russeS;, sous les ordres du prince roval de Suède, sur les hauteurs de Lobez. Dans ces dispositions respectives, le prince de la Moskowa eut l’étrange idée de porter son armée sur Dahme pour prendre la route de Berlin, et de marcher directement sur cette ville. En conséquence, le (), au matin, il continua son mouvement. Le quatrième corps fut chargé de s’emparer deDennewitz, et de couvrir la marche de flanc qu’il opérait avec le reste de l’armée.
L’ennemi résista à cette attaque, perdit Dennewitz; mais se soutint avec opiniâtreté en avant de Interburg. Pendant que Tauenzien était ainsi aux prises avec le quatrième corps, Bulow, qui d’abord avait pris position en avant d’Eckmannsdorf, débouchait par Wolmsdorf en arrière de l’armée française. Le seizième corps fut alors obligé de prendre part au combat, et vint se former près de Niedcrgorsdorf. L’armée française était attaquée de front, de flanc, et à revers. Le douzième corps vint donc occuper le village de Goldsdorf, sur lequel tout le corps de Bulow était dirigé. Après diverses alternatives de bons et de mauvais succès, l’armée se concentra près de Bohrbeck. Les Saxons, placés au centre, ayant lâché pied, les deux corps français se trouvèrent séparés, et forcés à une retraite divergente. Celui de droite, le quatrième, se retira