LIVRE XVI. - CUIlRESPüiNDA.NCE
français. J'espère que vous êtes à la fin de vos travaux pénibles, et que l’avenir vous dédommagera complètement de tous les sacrifices que vous avez faits.
« Je viens d'arriver ici. où je réunis un beau corps d'armée dont Sa Majesté a daigné me confier le commandement. Nous serons, j’espère, trèspromptement en état de marcher. Dans la situation actuelle des choses, Votre .Vitesse Impériale trouvera peut-être convenable que nous ne soyons pas tout à fait dans l'ignorance des événements ^i.” se passent du côté où elle se trouve, et c’est avec confiance que je lui fais la demande d’étré assez bonne pour m’en faire informer. »
XAF’OLKO.N AU MARÉCHAL MAUMÜNT.
• « Paris, le V* avril
« -Mon cousin, j’ai reçu votre lettre du ‘26 mars. — Vous trouverez ci-joint un rapport sur les renseignements que j’ai fait prendrç dans les bureaux du ministère de la guerre. J’ai donné ordre que cinq mille hommes se missent en marche de différents ports pour rejoindre leurs régiments. Il est nécessaire que vous fassiez la revue de ces régiments, bataillon par bataillon, compagnie par compagnie, afin de me faire connaître les cadres qui
MÉJIOIIlliS DU DUC DE RAGISE.
exisleiil et ce qui y manque. Vous deviez avoir vingt bataillons, formant seize mille hommes. 11 parait ((lie, pour le moment, ils ne formeront que dix mille hommes, puisqu’il faudra heancoupde lenq»s pour que les détachements qui sont en route arrivent à leurs régiments.
« NaI>üI,ÉOK. n
I K MAKKCIIAI. MAIIMOXT Al MAJOR GÉXÉIIM,
« llanuii, le 2 avril 1813.
« J’ai reçu la lettre que Votre Altesse m'a fait l’honneur de m’écrire le 29 mars.
« J'ai l'honneur de vous rendre compte Jjue, conformément aux ordres de l’Empereur, la division Bonnet est en route pour Fulde, et que je vais porter la division Compans entre Hanau et Fulde.
« 11 parait que le prince de la Moskowa porte ses troupes sur Meiningen au lieu de le faire sur Eisenach. Je ne pourrai porter moi-môme des troupes surEisenach que lorsque le prince de la Moskowa débouchera de Meiningen pour se porter sur la Saale. Tout autorisant à croire que l’ennemi est à Leipzig et peut faire à chaque instant un mouvement plus en avant, il pourrait y avoir les conséquences les plus graves à courir risque de mettre
LIVIIE XVI. - CORRE.SPO>D.\NCE.
ir.
Oïl coiilacl avec lui la division Bonnet, qui aura un tiers de son inonde en arrière, tant (jue le 57' n’aura |)as rejoint, qui n’a pas un seul homme de cavalerie pour l’éclairer, et qui, plus que cela, n’a pas e.icore'nne pièce do canon ni un seul caisson de caitouches.
« La division Compans et la division Frioderich ont encore en arrière, l’une, six bataillons, et l’autre sept, et ne les recevront que dansquelqnes jours, de manière (pi’il me parait impossible que Sa Majesté calcule pouvoir faire opérer les trois premières divisions de mon corps d’armée avant le 15 avril.
« J’ai l’honneur do vous rendre compte aussi que le ré<(iment d’infanterie légère, n’ayant qu’un seul officier par compagnie et à peine un sons-oflicier et pas un caporal ayant plus de trois mois de service, il m’a paru de la plus urgente nécessité de donner quelques secours à ce corps, en lui accordant des sous-ofliciers tirés d’autres régiments J’ai, en conséquence, ordonné provisoirement que le 14' de ligne, dont l’instruction est parfaite et le cadre excellent, lui fournirait six caporaux pour être faits sergents, et six soldats pour être faits caporaux; que le 57' léger, qui est extrêmement riche en vieux soldats, fournirait douze caporaux et soldats pour être faits sergents et caporaux , et le
Il MÉMOIRES DU DUC DE RACUSE.
16* régiment provisoire, six autres; ce qui donnera au ' 27 / léger deux sergents et deux caporaux nouveaux par compagnie. Sans ce secours, il était impossible que ce régiment, dont l’espèce d’hommes est très-belle et de la meilleure volonté, rendit aucun service avant six mois. Je vous prie d’obtenir de Sa Majesté qu’elle approuve ces dispositions.
«J’ai adressé des mémoires de proposition au ministre de la guerre pour les 25' et 57' léger, U' provisoire, 121* de ligne et 2' de marine. Comme ces corps manquent d’ofûciers, il serait de la plus grande urgence que les nominations parvinssent promptement.
« Le chef de bataillon Millaud, du 25' léger, ayant obtenu sa retraite, il manque à ce régiment deux chefs de bataillon. Je sollicite ces deux emplois, l’un pour M. Voisin, capitaine de grenadiers au 1" régiment, qui a vingt ans de grade et qui jouit dé la meilleure réputation dans son corps, et l’autre pour M. Fonvielle, capitaine de grenadiers au 82" régiment, qui a quatre ans de grade, et que je connais pour un officier très-distingué. »
NAPOLKOS AU MARÉCIIAI. MAIUWÜXT.
« Pari*, le 5 avr’l
« .Mon cousin, il se réunit à Mayence deux divi-