LIVRE XVI. - correspo^'d.\m;e. ir
sioiis de marche de cavalerie, la première, composée de tous les détachements fournis de France par les régiments qui font partie du premier corps de cavalerie, formés en quatre régiments de marche; l'autre, composée de tous les détachements des régiments qui font partie du deu.xième corps. Vous prendrez le commandement de ces deux divisions, et vous les placerez dans les environs de Hanau, dans des lieux où elles puissent se former et s’organiser. Les cinquante et un régiments de cavalerie de la grande armée entrent dans la formation de ces deux divisions, dont le ministre de la guerre vous enverra le tableau. — Chacun de ces cinquante et un régiments finira par fournir cinq cents hommes, ce qui portera ces divisions à vingtcinq mille hommes. La lôte de ces régiments étant à l’armée de l’Elhe, et formant à peu près quinze mille hommes, cela fera quarante mille hommes de cavalerie pour les cinquante et un régiments. — Mon intention est bien, aussitôt que cela sera possible, de réunir tous ces détachements à leurs régiments respectifs à l’armée de l’Elbe; mais, en attendant, ils doivent pouvoir servir et pouvoir se battre, si cela est nécessaire, avant leur réunion. Vous passerez en revue tons les détachements; vous leur ferez fournir ceiiui leur manquerait. Vous me proposerez la nomination aux emplois vacants; en-
fin vous ferez tout ce qui est nécessaire jioiir que les divisions soient bien et proinplement organisées.— be niinislre de la guerre envoie les généraux, colonels, majors et chefs d’escadron nécessaires à ces corps. Je donne ordre au duc de IMaisauce de se rendre à Mayena' pour y suivre, sous vos ordres, Ions les détails de cette organisation.
« NaI'OI KO.N. »
.\AIH)l,ÉO.N AU MARÉCHAL MAUMONT.
c Paris, le 7 avril 1815.
« Mon cousin, j’ai donné qrdre que la division Bonnet se rendit à Fulde. J’ai donné ordre que deux bataillons de Wurlzbourg, faisant partie de la division Üurutle, se rendissent de Wurlzbourg à Fulde, où ils seront sous les ordres du général Bonnet. - Les quatre bataillons de la division Durutte, qui sont à Mayence, se rendent également à la division Bonnet. Le général Bonnet aura ainsi six bataillons de la division Durutte, qu’il fera repasser A leur division aussitôt que cela pourra se faire avec sûreté. — J’ai ordonné que le général Durutte, s’il était obligé de quitter la Saale, se renfernuU dans Erfurtb, ce qui porterait la garnison de cette place à cinq mille hommes. — Le général Bonnet doit se mettre en communication avec le prince de
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la .Moskowa à Wurtzliüiirg. Il y a une route directe; faites-la reconnaître. — Il y a à Gotha un millier d'hommes appartenant aux princes de Saxe, et neuf cent un hommes de ma garde à cheval, commandés par le colonel Lyon. Ces troupes ne se retireront (|ue dans le cas où cela serait nécessaire,, et où rennemi ferait un grand mouvement par Dresde, ce qui ne paraît pas probable. — Le général Bonnet tiendra une avant-garde à Vach-sur-la- Werra, et se mettra en correspondance avec le général Souham, qui est à Meiningen, également sur la Werra. — Faites reconnaître cette route; donnez ordre au général Pernetli de fournir sans délai son artillerie à la division Bonnet. Il est de la plus grande importance que cette division ait ses seize pièces de canon. — Aussitôt que la divison Bonnet aura son artillerie et que la division Coinpans aura ('•gaiement ses seize pièces, vous pousserez la division Compans sur Fulde et Bonnet sur Eisenach. — Faites connaître à Gotha que les troupes de Sa.xe- Gotha et de Sa.xe-Weiraar sont sous les ordres du général Bonnet. — Si les neuf cents hommes de ma garde étaient obligés d’évacuer Gotha, donnez ordre au général Bonnet de les retenir avec lui. — Aussitôt que votre troisième division aura également son artillerie, vous la dirigerez sur Fulde. fous ces mouvements préparatoires ont pour but
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de faire sentir à l’ennemi la présence de nos forces et de rempècher de se porter sur le vice-roi, qui est, avec cent mille hommes, en avant de Magdebourg. — Il parait que vous ne pouvez pas compter sur votre quatrième division, puisqu’elle ne sera formée qu’au mois de mai ou de juin. — Faitesmoi connaître la situation de vos divisions, de votre artillerie et de votre génie, en matériel et personnel. — Je suppose que les régiments de marine ont leurs musiques. S'ils n’en avaient pas, faitesleur-en former. Je suppose aussi qu’ils ont des sapeurs avec de bonnes haches. — Les régiments provisoires doivent aussi avoir au moins quatre sapeur par bataillon. — Vous devez connaître mon règlement pour les bagages et les ambulances, et ce que j’ai gccordé aux ofliciers pour porter leurs bagages et aux corps pour porter leur comptabilité en chevaux de bAt. — Donnez des ordres en consé- (juence. Faites-moi connaître si vos troupes sont au courant pour la solde. — Cela est important et soulagerait le pays. — Les bataillons de vos régiments de marine sont trop faibles; vous devez donc laisser à Mayence six cadres de bataillons, savoir : deux pour le régiment qui a huit bataillons, deux pour celui qui en a six, et un pour chacun des deux qui en ont trois. — De sorte que les bataillons qui vous resteront seront aii moins de six cents hommes
LIVRK XVI. - CORRESPONDANCE. 4!>
chacun. — J’ai pris des mesures pour compléter les six cadres de bataillons laissés à Mayence; il ne faut donc les affaiblir en aucune manière.
« iVtPOLÉO.N. »
1S.\P0LÉ0N AU MARÉCIUL MARMOST.
c Paris, le 7 aTril 1815.
« Mon cousin, j’ai ordonné qu’un bataillon espagnol se rendit à la division Bonnet. Comme le général Bonnet connaît l’esprit des Espagnols, il faudra qu’il exerce sur eux une grande surveillance.
« Napoléon. »
NAPOI.KON AU maréchal M.VRMONT.
t Pari», le 7 .iTril 1813.
« Mon cousin, donnez ordre que quatre mille quintaux de farine .soient réunis à Fulde pour le service de votre corps d’armée. — Faites-y confectionner cent mille rations de pain biscuité, de sorte qu’en passant, votre corps puisse prendre du pain pour quatre jours. — Aussitôt que la division Bonnet sera arrivée à Eisenach, vous y ferez également réunir quatre mille quintaux de farine.
« Napoléi>n. »
SAPOLÉOS AU MARÉCHAL MABMONT.
c Paris, le 7 ;tvn! 1815.
« Mon cousin, les cadres des cinq baladions des 55', 50' légers, 151', 15‘2'el 155' ont dû arriver à Erfurlh le 2 avril. Je leur avais donné l’ordre de se rendre à Mayence; depuis, j’ai changé celte disposition. Ils doivent être dirigés pgr Wurtzbourg sur Halisbonne, où ces cadres trouveront quatre mille hommes bien armés et bien équipés, venant de l’armée d’Italie. Envovez donc à leur rencontre et failes-les détourner de la roule au point où on les rencontrera.
« NaP0LÉ05'. »