‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 35 sur 166 · LIVRE XVI. — CORRESPOND.\XCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVI. — CORRESPOND.\XCE

j’ai eu l’honneur d’adresser mon rapport, je lésai placés dans les différents corps qui en manquaient. J’aurai l’honneur d’en adresser l’état exact, afin que Votre Alte.sse veuille bien donner les lettres de passe.

« J’ai eu l’honneur d’adresser à Votre Altesse, par le colonel Jardet, mon aide de camp, à son arrivée à Mayence, un état de situation dans la forme demandée. Ainsi je pense que Sa Majesté a, pour le nombre des présents sous les armes, tous les documents que je puis lui fournir. Quant au nombre des emplois vacants, ils se composent de ceux vacants par manque de sujets, et que j’ai relatés plus haut, et des propositions laites {wr les corps et dont Votre Altesse va recevoir le double.

« Mes troupes, en passant à Fulde, se sont complétées en pain. Il restera encore en réserve trois mille quintaux de farine, dont douze cents étaient, à mon passage, en magasin, et le surplus devait être livré dans deux jours.

« Il n’existe point de fours militaires à Fulde; les moyens de fabrication que le pays comporte sont de huit mille rations par jour et de vingt-quatre mille dans un rayon de deux à trois lieues. N’ayant ni officiers du génie ni employés pour la construction des fours, j’écris au préfet de Fulde, pour qu’il ait à remplir les intentions de Sa Majesté; et je fe-

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rai, à Eisenach, tout mon possible poiu’ exécuter

ses ordres.

« On s'occupe Je rassembler à Eisenach les quatre mille quintaux de farine demandés. J’ai fait la demande d’un rassemblement de huit à dix mille quintaux à Gotha, qu’on m’a promis de former immédiatement.

« Aussitôt que le retour d’hiver rigoureux qui se fait sentir sera passé, je ferai camper les troupes; et. d’ici là, je les rassemblerai, autant (|ue possible, pour que leur instruction soit poussée avec activité.

« Les quatorze bouches à feu du général Durutte sont à mon corps d’armée. Je les ai attachées provisoirement à la troisième division, qui n’a pas encore son artillerie. »

U; MAIIKCHAI. MAHMOXT AU MAJOR CÊNÉRAL.

« Eiücnach, le 19 avril 1813.

« Monseigneur, j’ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse que je porte après-demain la division Bonnet sur Gotha ; elle sera cantonnée en entier dans cette ville ou dans les villages circonvoisins, en arrière et sur la droite de cette ville. Elle hâtera la formation des magasins de farine à Gotha. Je porte la première division sur Langensalza, où je fais réunir aussi des subsistances. La

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