LIVRE XVI. — CORRESPONDANCE
que cela, ce régiment ne pouvant pas marcher avec les officiers ineptes qui s’y trouvent. Vous mettrez en pied tous les sous-lieutenants que je vous envoie, et qui ont tous fait la guerre. Vous renverrez au dépôt d’Erfurth, et vous m’en remettrez la note, tous les capitaines qui n auraient pas fait la guerre. Vous mettrez à la suite les sous-lieutenants et lieutenants qui seraient dans le même cas. 11 est absurde d’avoir dans un régiment des capitaines qui n’ont pas fait la guerre. On verra dans la campagne ce qu’on pourra faire de ceux que vous allez renvover au dépôt. Mais, en attendant, le commandement sera dans la main des hommes que je vous envoie.
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT
t W ctssenrels, le 1 •' mai 1813, deux heures du malin.
« Faites partir, à cinq heures du matin, les ciii(| bataillons de la division Durutte, qui sont avec le général Bonnet, pour se rendre à Mersebourg joindre leur division sans artillerie. Prévenez le viceroi, par courrier, de l’heure à laquelle ils arriveront à Mersebourg. Les quatorze bouches à feu de la division Durutte resteront à la réserve de votre corps jusqu’à nouvel ordre. Le vice-roi aura soixante
mille hommes ce matin, 1" mai, à mi-chemin de Mersebourg à Leipzig. Approchez vos divisions le plus possible de Weissenfels, afin de pouvoir soutenir le maréchal Ney si cela était nécessaire. Je n’ai pas encore de nouvelles du général Marchand, qui devait passer à Stossen. Je n’en ai pas davantage du général Bertrand. Si vous en avez, donnez-m’en. L’un et l’autre devaient venir par Camburg. J’ai donné l’ordre au maréchal Mortier de se porter par la rive gauche de la Saale, en passant sur le pont que j’ai fait construire près de Naumbourg, avec la division de la garde pour se rendre à ^Veissenfels. Par ce moyen, Naumbourg sera tout à fait libre. Vous y pourrez placer votre troisième division. Ce mouvement par la rive gauche rendra aussi la rive droite, pour vos divisions, très-libre.
c( Si vous n’avez pas de nouvelles des généraux Bertrand et Marchand, envoyez un officier à Camburg pour en avoir.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU BIARÉCHAL MARMONT
c Lutien, le i" mai 1815.
« Le quartier général de l'Empereur est ce soir à l.iitzen. La journée a été fort belle. La jonction avec l’armée de l’Elbe a eu lieu près Lutzen. L’ennemi,