LIVRE XVI. — CORRESPO.\DANCE
qui a montré une nombreuse cavalerie, a constamment été repoussé par notre infanterie dans des plaines immenses, et a eu beaucoup de monde tué par notre canon. Nous n’avons perdu qu’une centaine d’hommes; mais une perte bien sensible a été faite. Un boulet a coupé le poignet et traversé les reins à M. le maréchal duc d’Istrie, qui est mort à l'instant même sur le champ d’honneur. C’est le premier coup de canon tiré par l’ennemi. L’armée et toute la France partageront les vifs regrets de l’Empereur.
« Le prince de Neufchâtel, major général,
« Alexandre. »
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT
< Weis^tenfeU, 1*' mai 1813, huit heures du matin.
« Mon cousin, venez de votre personne sur la route de Lutzen. Je ne sais pas où a couché la division Bonnet et la division Compans. Mettez-les en marche pour les approcher de Weissenfels.
« Napoléon. »
LE M.UOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT
c Lutzen, le 2 mai 1813, neuf heure»
et demie du matin.
« Monsieur le duc de Raguse, l’Empereur me
MKMOinES DU DUC DE BAGUSE
charge de vous donner l’ordre de partir de votre |)osilion pour vous porter sur Pégau. Je donne l’ordre au général Bertrand que, au lieu de venir ce soir, comme il en a reçu l’ordre hier, jusqu’à Kaia, de s’arrêter à Tnmhau. Je le préviens qu’il peut même arrêter, s’il en est encore temps, la division italienne à (ilehberg, et celle wurtembergcoise à Stiihsni. Par ce moyen, son corps couvrira Naumbourg, Weissenfcls, et menacera Zeitz, et sera en position pour se porter sur Pégau si l’ennemi menaçait de déboucher. Je lui dis de se tenir en communication avec vous.
« Le prince de la Moskowa est à Kaia, et pousse de fortes reconnaissances sur Zwickau etsur Pégau.
« Le vice-roi porte le général Lauriston sur i.eipzig.
c( Le onzième corps se porte sur Markranstadt, d’où il enverra des reconnaissances sur Zwickau et sur Leipzig.
« Je préviens au^i le général Bertrand que, si l’ennemi débouchait de Zeitz, il réunirait ses trois divisions et marcherait à lui
« Le prince de Neufchâtel, major général,
« Alexandiie. »
* A colle lettre était jointe une longue lettre de rEnipercnr .erv nit «l’iiistriidiou; elle a été pei-due.
Le maréchal dic de Balcse.