ORDRE DU JOUR
« 8 mai 1813.
U Monsieur le niaréchal commandant en chefle si.vième corps témoigne son mécontentement aux troupes à ses ordres pour les désordres qu’elles commettent journellement. Si la bonne conduite qu’elles ont tenue sur le cliamp de bataille est faite pour leur mériter la bienveillance de Sa Majesté, la continuation des désordres attirerait sur elles toute sa sévérité. Les généraux, chefs de corps et officiers doivent concourir avec le même zèle au maintien de l’ordre. La recherche des vivres doit être faite d’une manière régulière et par des corvées armées, conduites par des officiers, et tout individu qui sera trouvé isolé, n’eût-il pris que du pain, sera arrêté comme maraudeur et puni comme tel suivant la rigueur des lois. Il doit être fait un appel toutes les trois heures, et tous les liomines qui ne seront pas présents seront arrêtés et mis à la garde du camp. Il est surtout expressément défendu de se servir de ses munitions pour d’autres usages que pour ceux de la guerre, et tout contrevenant à cet ordre qui sera pris sur le fait sera arrêté par la gendarmerie, conduit au quartier général et traduit devant le grand prévôt de l’année. M. le maréchal est con-
vaincu que, si les offîciers y mettent l’activité nécessaire, les désordres si répréhensibles qui ont lieu cesseront sur-le-champ. Leur honneur, comme leur devoir et leur intérêt, le leur commandent également.
« Le présent ordre du jour sera lu, pendant trois joui's consécutifs, aux troupes rassemblées. »