LIVRE XVII
pereur d'.Vuliichc sur l’einpire des circonstances. II lui demanda le secret sur le traité fait, signé et ratifié, et le secret lui fut gardé. Le roi se rendit à Dresde. L'Empereur donna, avec intention, un grand éclat à son retour. Il alla, le 12 mai, à sa rencontre à une lieue, accompagné de tous les marécliau.v alors à Dresde, et j’étais du nombre. Il fut empressé et affectueux envers son allié; il s’efforça d’établir l’opinion qu’il n’avait jamais douté de sa fidélité. On ne peut que plaindre un soitverain placé dans des circonstances aussi difficiles, entre le salut dè ses peuples et ses engagements. Les résultats de sa conduite lui ont été funestes; mais la campagne de 181.^, dont la fin a été si désastreuse pour nous, a été cependant bien près d’être couronnée par des triomphes. Ainsi, en prenant seulement pour base les probabilités et les intérêts, on doit reconnaître que peu s’en est fallu qu’il n’ait eu à s'applaudir de sa politique. Ce vieux monanpie, si fort aimé par ses sujets, ne doit pas être jugé avec trop de sévérité.
Le onzième corps était entré à Dresde le 8. Dès le fi au matin, un pont fut jeté sur l'Elbe à Priesnitz. L’ennemi mit obstacle à ce travail autant qu'il fut en son pouvoir. Le 9, les quatrième, sixième et douzième corps arrivèrent à Dresde. Le II, le onzième corps passa l’Elbe et prit position sur la roule
de Bautzen. Les qualrièinc et sixième corps, ainsi que le premier corps de cavalerie, suivirent la même direction. Le douzième corps resta à Dresde avec le quartier général impérial et la garde. Ce même jour le troisième corps entra à Torgau ; mais le général Thielmann, qui y commandait pour le roi de Saxe, apiès avoir remis la forteresse au maréchal Ney, passa à l’ennemi avec son état-major. Le cinquième corps de Meissen se rendit également à Torgau, et à ces deux corps se joignit le septième, dont le général llégnier reprit le commandement. Kéorganisé, il se composa de la division française du général Durnlte et des troupes saxonnes.
Le onzième corps, en s’éloignant de Dresde, avait pris la route de Bautzen, tandis que le quatrième s’était porté sur Kônigsbrück, et le sixième sur Reiclienbacli. Le l‘2, le maréchal duc dcTarente, ayant rencontré rarrière-garde russe, commandée par Miloradowitch, la poussa devant lui. Un autre combat assez vif s’engagea à Bichofswerda. Cette ville fut enlevée; n>ais les Russes l’incendièrent en 1 évacuant, afin de détruire les magasins qu’elle renfermait.
Le 1 ô, le onzième corps continua son mouvement, et prit position à moitié chemin de Bautzen. I.CS quatrième et sixième corps restèrent, ce jourlà, à Kônigsbrück et à Reichenbach, ainsi que le