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douzième et la garde à Dresde. Le cinquième, parti de Torgau, marcha dans la direction d’Obrilugk; le troisième dans la direction de Lukau. Le deuxième, commandé par le maréchal duc de Bellune, et le deuxièmedecavaleriedugénéralSébastiani, étaient arrivés à Wittenberg. Par ces dispositions , Napoléon menaçait la communication de la grande armée ennemie avec Berlin, et même cette capitale. L’Empereur avait aussi pour motif, en ralentissant ses opérations, de recevoir des renforts, entre autres les troupes de la vieille et de la jeune garde, commandées par le général Barrois, enfin de la cavalerie. Il voulait en outre donner le temps au deuxième et au septième corps d’achever leur organisation.
Le 14, tous les corps restèrent en position.
Le 15, le onzième corps se porta en avant et rencontra, à Godeau, le corps de Miloradowitch. Après une résistance de quelques moments, l’ennemi se retira à Bautzen, et repassa la Sprée. Appelé par le bruit du canon et par l’invitation du maréchal Macdonald, je marchai sur-le-champ; mais j’arrivai quand le combat finissait. Le onzième corps campa en face de Bautzen, le sixième campa à sa gauche, et le quatrième à la gauche de celui-ci. L’ennemi, qui voulait gêner les communications de nos divei-s corps d’armée, avait porté un grand nombre de
Cosaques, sous les ordres directs de Platow, à Grossenheini, soulenu par le corps de Klcisl.
Napoléon, voulant nettoyer tout cet espace entre son centre et sa gauche, donna l’ordre au duc de Trévise de partir de Dresde avec une division de jeunes gardes et le corps de cavalerie, commandé par le général Latour-Maubourg, et de chasser l’ennemi de cette position trop avancée. Après une résistance assez vive de la part des Prussiens, ce but fut atteint. Kleist se retira dans la direction d'Elstenwerda, et Platow dans celle d’Ortona.
Après avoir rempli cet objet, le duc de Trévise marcha sur Bautzen. Le 18, le cinquième corps se |)orta sur Iloycrswerda, et les troisième et septième le suivirent.
Ces trois corps étaient destinés à tourner toutes les positions que l’ennemi avaient fortiliées. Le même jour, l’Empereur et tout le reste de sa garde partirent de Dresde. Ils vinrent s’établir, avec le quartier général, en face de Bautzen. Mais ce jourlà, 18, rennemi ayant appris le mouvement du cinquième corps sur Hoyerswerda, et ignorant qu’il était soulenu par les troisième et septième corps, fit un détachement pour s’opposer à lui, et profiler de son isolement pour le battre.
Le général York vint avec dix mille Prussiens prendre position à Weissig. Il était appuyé par Bar-