‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 83 sur 166 · I.E MAJOR GÉNÉRAL Al MARÉCHAL MARHONT · texte numérisé non relu

I.E MAJOR GÉNÉRAL Al MARÉCHAL MARHONT

K Drcsdo, lo 10 juin 181.T

« Je crois devoir vous faire connaître, monsieur le maréchal, quel sera remplacement des quartiei's généraux des différents corps de l’armée au l‘2 juin, époque à laquelle ces quartiers généraux deviendront fixes.

« he deuxième corps d’armée, maréchal duc de Bellune, à Gnadenberg ;

c< Le troisième, prince de la Moskowa, à Liegnitz;

« Le quatrième, général comte Bertrand, à Sprottau;

« Le cinquième, général Lauriston, à Goldsberg.

ec Le septième, général Régnier, à Gôrlitz ;

« Le onzième, maréchal duc de Tarente, à Lôwenberg ;

« Le douzième, maréchal duc de Reggio, à Lukau ;

« Le premier corps de réserve de 'cavalerie, général Latour-Maubourg, à Sagan ;

« Le deuxième, général Sébastiani, à Freystadl :

« Deuxième division, jeune garde, maréchal duc de Trévisc, à Herniolsdorf, près Glogau ;

« Première division, à Gross-Kramche ;

« Deuxième, à Ober-Schonfeld ;

t.IVRK XVM. — CORRFSPOXDANCE. t7.S

« Troisième, à Fichberg;

« Polonais, huitième corps, à Zitlau.

« Le prince vice-connétable, major général, « Alexandre. »

LE MAJOR GÉNÉRAI, AU MARÉCHAL MARMONT

< Dresde, le 11 juin 1813

« Je VOUS préviens, monsieur le maréchal, que je donne l’ordre au duc de Bellune de garder la frontière le long de l’Oder, depuis Crossen jusqu’à la hauteur de Müllrose.

« Le duc de Reggio surveillera la ligne de démarcation depuis Müllrose jusqu’à Insterburg.

« Le gouverneur de Wittenberg placera des postes depuis Insterburg, en passant par Bruck, et suivant la frontière de la Confédération du Rhin, jusqu’auprès de Barby.

« Le gouverneur de Magdebourg couvrira son enceinte sur la rive droite, et tout le long de l’Elbe sur la rive gauche, depuis Barby jusqu’à la trentedeuxième division militaire, où commencera la surveillance du prince d’Eckmühl.

« Le duc de Trévise, le prince de la Moskowa, le général Lauriston, le duc de Tarente surveilleront la ligne dans leur arrondissement respectif; depuis les postes du duc de Tarente, la ligne sera fournie.

176 MÉMOIHES DU DUC DE ItAGUSE.

le long de la Bohême, par le prince Poniatowski, <pii arrive à Zillau. Enfin, monsieur le maréchal, fournissez de votre côté des postes jusqu’à l’Elbe, le long de la Bohême, en vous concertant à cet égard avec le prince Poniatowski.

« L’intention de l’Empereur est que tous les jours vous envoyiez le rapport de ce qui se passe à vos postes et des mouvements qui pourraient se faire devant eux. Il faut aussi avoir soin d’ompêcher les chevaux, les vivres, les meubles, les troupeaux, et enfin tout ce qui pourrait nous servir, de sortir de )a ligne de démarcation.

a Le résultat de ce^ dispositions sera d’être bien instruit de tout ce qui se passe; mais il suffira pour cela, monsieur le maréchal, de postes légers, ainsi que pour arrêter le passage des troupeaux et de tout ce qui est utile à l’armée.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

LE R\JOR général AU MABÉCIUL MARMOXT.

« Urcsilc, le 15 juin 1813,

« Je vous adresse, monsieur le maréchal, ampliation de l’ordre du jour relatif à l’arrestation et la mise en jugement des soldats qu’on suppose s’être mutilés eux-mêmes d’un doigt ou de la main dans

LIVRK XVII. — ronRESI‘OiNÜ.VM:K.

l’espoir de sc faire réformer. Depuis plusieurs années, celte espèce d’épidémie s’est introduite dans l armée : il est temps d’y apporter une attention sévère et de remédier promptement à ce genre de délit.

« I/Empereur ordonne, pour cet effet, qu’il soit choisi deux hommes de chaque corps d’armée sur ceux prévenus de s’ètre blessés eux-mêmes. Ils seront arrêtés; le grand prévôt instruira la procédure. 11 sera facile de les convaincre. Aussitôt I.t procédure instruite, ils seront envoyés au maréchal ou au général commandant, qui les fera fusiller devant tout le corps assemblé, en faisant connaître la nature de leurs délits, mais sans rien imprimer làdessus.

« Vous ferez ramasser tous les hommes blessés à la main et ordonnerez qu’ils soient gardés comme des coupables par la gendarmerie. S’ils ont été trouves maraudant, la peine de mort leur sera infligée. Vous aurez soin de donner le mot aux officiers d'étal-major et aux chirurgiens, de n’y comprendre ni sous-officiers ni vieux soldats , mais seulement ceux qui, par leur âge et la naluré de leurs blessures, pourraient être soupçonnés de s’être blessés eux-mêmes. A leur arrivée à leur régiment, un jury, composé du colonel, de deux capitaines et de deux chirurgiens du régiment, les

y. iti

178 MÉMOIRES DU DUC DE lUGÜSE.

examinera el fera une enquête pour constater la cause de leurs blessures. Ces hommes feront toutes les corvées et seront comme les domestiques du régiment. Ils seront guéris par les soins des chirurgiens des corps, et, après la correction convenable, ils rentreront dans le régiment.

« Vous sentirez, monsieur le maréchal, l’importance de tenir l’ordre du jour et les présentes dispositions secrètes; mais vous devez réunir les colonels des régiments et leur parler fermement pour <|u’ils exaltent l’indignation des soldats contre les lèches qui se mutilent eux-mêmes.

U Enfin l’intention de l’Empereur est que toutes blessures à la main provenant d’un coup de fusil on de pistolet ou d’un coup de sabre ne soient jamais un motif de réforme.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Ai.exandre. »

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