LIVRE XVII. - CORRESPONDANCE
ORDRE DU JODR.
t Dresde, le 24 juin ISl.?.
a Les parlementaires qui se présenteront ne pour- « ront dépasser nos lignes, c’est-à-dire qu’ils seront « reçus aux avant-postes où ils remettront leurs dé- « pêches. Ils seront maîtres d’attendre les réponses. « Dans le cas où un parlementaire devrait être « amené au quartier général, l’ordre en sera donné « par le major général. En conséquence, sous au- « cun prétexte que ce soit, les parlementaires ne « pourront pénétrer au delà de nos lignes, c’est-à- « dire de nos avant-postes, sans un ordre formel.
« Le prince vice-connétable, major général,
« Signé : Alexandre.
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT
fl Dl■eî^ie, le 19 juillet 1813.
« Mon cousin, je désirerais que Bunlzlau, qui offre une position centrale, contint deux manutentions, chacune de huit à dix fours. Je désirerais que la ville pùt être fortifiée, de manière qu’en quinze à vingt jours de travail deux bataillons pussent y protéger un hôpital, les deux manutentions et des magasins. Les deux grands moyens
Digilized by Coogle
MÉMOIRES ÜU nue DE RAGUSE.
défensifs de ce genre sont les eaux et les bois. Vous devez avoir des bois près de Buntzlau. Vous avez des moyens de transport, puisque vous avez tous les chevaux de trait de votre corps d’armée. Vous avez des sapeurs, des pionniers. Les canonniers de la marine sont surtout propres à ces travaux, Quant aux eaux, il faut étudier si l’on peut remplir les fossés de la ville. Si on le peut, faites-y travailler vingt-quatre heures après la réception du présent ordre. Vous sentez de quel intérêt il serait de pouvoir placera Buntzlau, sous la garde de deux bataillons et de vingt pièces de canon, un hôpital de deux mille malades ou convalescents, quelques millions de rations de biscuits, de farines et de riz, et beaucoup d’embarras d’artillerie. — Autant que je puis m’en souvenir, Buntzlau a des fossés et une muraille. Ce serait donc ces fossés qu’il s’agirait de bien établir, ces murailles et tourelles qu’il faudrait organiser pour l’artillerie, en les garnissant de gabions et de saucissons, les fossés qu’il faudrait remplir d’eau, et enfin quelques lunettes qu’il faudrait tracer et élever. — Il n’y a pas de moment à perdre; vous entendez la matière. Vous pouvez y mettre six mille ouvriers, en faisant fournir deux mille travailleurs par votre corps d’armée et en réunissant deux à trois mille paysans.
« Napoléon. »