LE MARCCHAL MACDONALD AU MARÉCHAL MAR.MONT
. f LSwenbcrg, le 18 août 1813, minuit.
« L’ennemi n’a point renouvelé son «nllaque sur Lahn, ainsi que nous en étions menacés. Il a disparu au contraire ce matin, j)our se réunir aux quarante mille hommes que l’on m’annonçait devoir déboucher sur la grande communication d’Hirsrlihcrg à Greilfenbertj. Cette armée a pris une direction plus à droite et est venue .se développer derrière Zoblen, et sur la route de Goldsberg à laiwenberg. Son avant-garde a forcé le passage de Siebem-iclicn et a attaqué le cinquième corps sur tout son front, sur les deux rives du Bubrr. Le général Lauriston l’a repoussé par sa droite au delà de ce fleuve, tandis qu’il a rappelé sa gauche qui était tournée par Lvdwiysdorf.
« L’armée alliée n’est séparée de nous que par le Bober; les feux font voir un immense développement sur plusieurs lignes. De jour on avait estimé sa force de soixante à quatre-vingt mille hommes, elle doit être plus considérable; on en jugera mieux demain.
« Les communications sont interceptées entre le prince de la Moskowa et moi, comme elles l’ont été toute cette journée, entre les cinquième et onzième corps.
« I,es circonstances actuelles- ne permettant plus un aussi grand développement sur la gauche du Bobcr et du Kemnitz, le général Lauriston prendra demain position en arrière de Lôwenberg, à cheval sur la route de Laubnn, sa gauche appuyée au Bober, à la hauteur de Braunau; sa droite à la route de GreilTenberg; Lüwenberg sera gardé comme avant-poste, couvert par un cordon, sur le Bober; on maintiendra celte position, la journée de demain, s’il est possible, pour avoir le temps de recevoir les ordres de l’Empereur pour la concentration des forces.
« Le onzième corps évacuera Lahn cette nuit cl gardera demain le débouché d’Hirschberg sur la gauche du Kemnitz, et ses positions de Liebcnthal, Greillcnberg et Fricdbcrg. La position suivante poulies deux corps sera la (h/eix', Marklena clLauban, elGreilfenberg.
« C’est avec peine que je vous fais pail qu’un parti de Cosaques a enlevé plusieurs de mes gens et mon portefeuille, qui renfermait ma cori-esponilance et le chifire de l’armée.
« Le maréchal duc deTarente,
« Macdonald. »