LIVRE XVII. - CORRESPONDANCE. SIS
LE >1.\KÉCIIAL M.VCDO.N.VLD Al MAHÈCIIAL MARMOST.
il Lowenber);, le 18 aniU 18.5.
« Je reçois votre lettre de ce matin, je n’ai point eu d’attaque hier, seulement l’ennemi est venu de hilm el Mertzdnrf reconnaître les positions; on lui a tué quelques hommes et pris cinq à six; il n’y a point eu de canon de tiré.
« Je n’étais pas prévenu du mouvement du cinquième corps, qui vient d’arriver; le prince de la Moskowa et le général Lauriston me l’ont annoncé ce matin; je me suis dès lors déterminé à prendre de suite l’offensive avec le onzième corps pour rejeter l’ennemi de l’autre côté du Boher. F.es Cosaques sont entrés hier à Grciffenberg; j’espère par mon opération couper tout ce qui s’est avancé sur cette ville et Liebcnthal.
c< Une division du cinquième corps et sa cavalerie prend position à lirininaii et Liulwùjsdorf pour se lier avec le prince de la Moskowa, et couvrir les routes de Ilaynau et Buntzlau, les deu.v autres divisions en avant et en arrière de Lôwenberg.
« l.auriston, qui a été tâté hier soir, n’a pas été suivi ce matin. Le prince de la Moskowa me mande que le corps ennemi a filé sur Jauer; peut-être vient-il par Schonau et Ilirschberg pour se rattacher à la Bohême.
« Je ne crois pas avoir des forces considérables (levant moi; mon attaque d’aujourd’hui m’éclaircira.
« M. Murphy, qui vient d’être promu au grade d’adjudant-commandant, chef d’état-major de votre viiiglicme division, vous remettra cette lettre; c’est un bon ofUicier, dont vous serez content, et que je vous recommande.
« Le maréchal duc de Tarente,
« Macdonald. »
NAKH.KON AU MAUKCnAL MAUMONT.
c Gôrlitz, le 20 itoùllKlô, Irois heures après niiili*
« Mon cousin, j’arrive à Gôrlitz. Il est deux heures, je serai à cinq heures du soir à l.auhan. Mettez des postes de cavalerie entre Lauhan et la position où vous êtes, afin d’avoir plusieurs fois de vos nouvelles dans la nuit. — ha grande affaire, dans ce moment, c’est de se réunir et de marcher à l’ennemi. — Si vous quittez Runtzlau, laissez-y une bonne garnison. — Comme vous restez en correspondance avec le duc de Tarente, vous devez coiinaitre la position qu’il occupe.
« Napoléon. »
l.lVnE XVll. - CüRRESl’OXDANDE.
LE GÉ.NÉnAL LAUllISTttN AU MAltÉCMAI, MUIMONT
« I juyenfiirwerth , pri-5 ilc l,ôwpnbeig.
le 20 août 1815, mue heures du soir.
c< Je .suis chargé de vous faire connaître que Sa Majesté est arrivée ce soir à cinq heures à Lauban. I.e mouvement que je devais faire en arrière est suspendu. Je resterai ici, si vous restez à Oitendorf, ha lettre du prince de la Moskowa fait connaître que vous devez vous retirer; je suppose que, lorequ’il aura connu l’arrivée de Sa Majesté à Lauban, sa détermination changera. Il est donc important que vous lui fassiez connaître promptement cette arrivée. Les forces de rennemi ont pas.sé de ma droite à ma gauche, et, je le pense, sur le prince de la Moskowa.
« Le comte de LAunisroiN. »