‹ Memoires du Duc de RovigoChapitre 17 sur 61 · I70 MÉMOIRES · texte numérisé non relu

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tadelle évacuée, les magasins pleins de munitions, et, par une négligence qüi ne peut se concevoir, de munitions de guerre confectionnées, que nous pûmes employer de suite (i), les fonctionnaires autrichiens nous remettaient tout cela • avec une si grande, fidélité, qu’on aurait cru qu’ils en ayaient l’ordre. • ..

L’empereur poussa* le même soir, toute la cavalerie snr la route d’Olmutz, et s’y portai luimême; On rencontra l’arrière-garde ehnemie à la première poste sur cette route. La cavalerie russe chargea bravement tout ce qui la poursuivait, et nous aurait menés battant, si les grenadiers à cheval de la garde , qui étaient là ? n’eusspnt'çotipè ep deux cette ligne russe. Les cuirassiers achevèrent de disperser l’autre partie qui. talonnait ses troupes légères.

Il était nuit close quand cette éçhauffourée se termina. L’empereur retourna à Brunn , et vint le lendemain sur le terrain .où s’était passée cettéaffaire, pour placer son arqiée , qpi arrivait dans . plusieurs directions. Il porta sa cavalerie d’avant-garde jusqu’à Vichau ; il y alla lui-même , et en revenant, il parcourut au pas de son chfe-

(i) Depuis la paix de Lunéville les Autrichiens avaient changé l’armement de leur infanterie. Ils avaient substitué à son lourd fusil celui qu’elle a aujourd’hui , et qui se trouve du même calibre que le nôtre.

DU DUC DE ROYIGO. ijs

val toutes les sinuosités et ondulations du terrain situé en face.de la position qu’il avait ordoriné de prendre. Il s’arrêtait à chaque hauteur, faisaitmesurer des distances, et nous disait souvent : Messieurs , examinez bien ce terrain.; vous aurez un rôle à y jouer. C’était celui où s’est livrée la bataille d’Auterlitz, et qui fut depuis bccupépar les Russes, avant la bataille. Il passa toqte la journée à cheval , vit la position de chacun des corps de son arpée, .et remarqua» -à la gauche de la division du général Suchet, tin monticule isolé , dominant tout le frohf de

cëtte division. Ce Centon était là comme ex-

près ; il y fit placer, dans la même nuit, quatorze pièces de canon autrichiennes, de celles trouvées à Bruip. Com me 'la plate forme , à ,son sommet, était trop étrqite pouç y placer des caissons, on amassa derrière chaque pièce deux cents gargoussesj. puis ou fit couper le pied Centon en escarpement, de manière à se garantir d’un assaut. L’empereur 'revint' Cbuchei* à Brunn. . . •

ni

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