‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 2)Chapitre 235 sur 352 · DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

DE BOURGOGNE

M"» de Nogaret;

La marquise du Ghâtelet;

M'"* de Monlgon;

Et pour première femme de chambre, M"' Camoin ;

Peu après, le P. le Comte, jésuite, pour confesseur.

Et dans la suite,

L'évêque de Meaux premier aumônier, ci-devant de Madame la Dauphiné, et auparavant précepteur de Monseigneur;

Et Villacerf acheta du Roi la charge ^e premier maître d'hôtel.

Il faut voir maintenant ce qu'on sut des raisons de chacun de ces choix, et de celui de M"' de Gastries pour dame d'atour de M™* la duchesse de Chartres, au lieu de la comtesse de Mailly, qui se trouvera en son temps.

Pour de celui du comte de Tçssé, les raisons en sont visibles, et j'ai suffisamment parlé de sa personne.

J'en dis autant de celui de la comtesse de Mailly ;

Et pour le P. le Comte, ce fut une affaire intérieure de jésuites, dont le P. de la Chaise fut le maître.

La duchesse du Lude étoit sœur du duc de Sully, qui fut chevalier de l'ordre en 1688, fille de la duchesse de Verneuil et petite fille du chancelier Seguier. Elle avoit épousé en premièjps noces ce galant comte de Guiche, fils aîné du maréchal de Gramont, qui a fait en son temps tant de bruit dans le monde, et qui fit fort peu de cas d'elle et n'en eut point d'enfants. Elle étdit encore fort belle, et toujours sage, sans aucun esprit que celui que donne l'usage du grand monde et le désir de plaire à tout le monde, d'avoir des amis, des places, de la considération, et avoit été dame du palais de la Reine : elle eut de tout cela, parce que c'étoit la meilleure femme du monde, riche, et qui, dans tous les temps de sa vie, tint une bonne table et une bonne maison partout, et basse et rampante sous la moindre fa- Saint-Simon I. 22

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