‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 2)Chapitre 261 sur 352 · PLÉNIPOTENTIAIRES POUR LA PAIX · texte numérisé non relu

PLÉNIPOTENTIAIRES POUR LA PAIX

nant, c'est combien elle en sut profiter et avec quelle grâce elle sut tout faire. Rien n'est pareil aux cajoleries dont elle sut bientôt ensorceler M"* de Maintenon, qu'elle n'appela jamais que ma tante, et avec qui elle en usa avec plus de dépendance et de respect qu'elle n'eût pu faire pour une mère et pour une reine, et avec cela une familiarité et une liberté apparente, qui la ravissoit et le Roi avec elle.

M"** de Soissons, qui tenoient dans Paris une conduite fort étrange, et qui ne venoient point à la cour, eurent défense de voir la princesse. Elles étoient sœurs du comte de Soissons et du prince Eugène de Savoie : celui-ci au service de l'Empereur et parvenu aux premiers grades ■militaires, l'autre sorti de France depuis un an ou deux, où il avoit toujours demeuré, et rôdant l'Europe sans obtenir d'emploi nulle part.

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