Il fut prcssiV
i. Hendroient, au pluriel, est le texte du manuBcrit.
230 FORTUNE DE PONTGHARTIUIN. [1699]
ceux que j*y ai mis. » Pontchartrain embrassa les genoux du Roi, saisit roccasion de demander et d*obtenir de conserver son logement de Versailles au ch&teau, et se retira dans la plus grande joie qu'il ait jamais sentie, moins d'être chancelier, quoique il en fût comblé, à ce que je lui ai ouï dire, que d'être délivré du fardeau des finances, qui lui devenoit, malgré la paix, plus insupportable tous les jours. Cela alla du mercredi au samedi, que Pontchartrain devoit arriver à Fontainebleau. Ce soir-là, le Roi entrant chez M"' de Maintenon, il dit au maréchal de Villeroy, capitaine des gardes en quartier, de faire avertir chez Pontchartrain qu'il vînt lui parler dès qu'il seroit arrivé. Il y fut d'abord, et il en sortit chancelier de France. On étoit à la comédie; un officier des gardes y vint dire au maréchal de Villeroy que le Roi avoit fait apporter les sceaux chez M"' de Maintenon, et qu'on avoit vu M. de Pontchartrain les emporter de là chez lui. On s'y attendoit plus qu'à aucun autre : toute l'attention se tourna à qui seroit contrôleur général; on n'attendit pas longtemps.