‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 3)Chapitre 218 sur 333 · TRAITÉ DE PARTAGE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE PARTAGE

duchesse de Bourgogne, au lieu du P. le Comte raiToyé; rage du P. Tellier ; jésuites affranchis pour toujours des impositioni du clergé. — Pelletier Ta Tisiter les places et ports de TOcéan. — M. de Vendôme retourne publiquement suer la Térole. — Mort de la duchesse dX'zès. — Mariage du duc d'Albemarle aTcc M"* de Lussan. — M"* Chamillart, pour la première femme de contrôleur général, admise dans les carrosses et à manger avec H"* Il duchesse de Bourgogne. — L'évêque de Chartres gagne son procès contre son chapitre de la Toix du Roi unique. — Monsieur de Reims cède la présidence de l'assemblée du clergé «a cardinal de Noailles. — Dévoilement du cardinal de Noailles. — Comte d'Albert cassé; étrange embarras de M. le prince de Conti aTOC M. de Luxembourg. — M"* de Yillacerf admise dans les carrosses et à manger avec M"* la duchesse de Bourgogne. — Dons pécuniaires k M. le prince de Conti, à M. de Duras et à Sainte-Haore. — Fiançailles de la Vrillière et de M"* de Mailly, et leur mariage. ^ P. Martineau confesseur de Mi* le duc de Bourgogne, à la place da feu P. Valois. — Mort de le Nôtre. — Mort de la Briffe, procureur général; Daguesscau, avocat général, fait procoreor général en sa place.

Le traité de partage de la monarchie d*Espagne comniençoit à faire grand bruit en Europe. Le roi d*Espagne n'avoit point d'enfants, ni aucune espérance d*en avoir. Sa santé, qui avoit toujours été très-foible, étoit devenue très-mauvaise depuis deux ou trois ans, et il avoit été à l'extrémité, depuis un an, à plusieurs reprises. Le roi Guillaume, qui, depuis les succès de son usurpation, avoit fort augmenté son crédit par la confiance de tous les alliés de la grande alliance qu'il avoit ourdie contre la France, et dont il avoit été Fânie et le chef jusqu'à la paix de Ryswick, et qui se l'étoit depuis conservée sur le môme pied, entreprit de pourvoir de façon à cette vaste succession que, lorsqu'elle s'ouvriroit, elle ne causât point de guerre. Il n'aiiiioit ni la France ni le Roi, et dans la vérité il étoit payé pour les bien haïr : il en craignoit l'agrandissement; il vcnoit d'éprouver, par l'union de toute TEurope contre elle dans une guerre de dix ans, quelle puissance c*étoit, après toutes celles dont ce règne n' avoit été .qu*un tissu plein de conquêtes. Malgré les renonciations de la Reine, il n'osa espérer que le Roi vît passer toute cette immense

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