IIOUT DU DUC DE GL0GE8TER
des embarras d^avoir à lui résister. Elle n*auroit plus d espérance en celle des ministres et des favoris par leon proches. Le cardinalat, qui est une grande illustration pour ies gens nouveaux, est toujours un grand avantage pour les autres, qui trouvent des avancements et des prtférences par la considération d*un cardinal lenr parent qui les pousse, et dont la riche bourse supplée à leurs besoins. C'est ce qui rend 1q9 gens en places si mesura avec Rome, qu'ils savent irréconciliable pour les moindres oppositions qu'elle rencontre. Ceux même qui n*ont encore personne en maturité pour songer au cardinalat n'en veulent pas devenir obstacles, et par tous ces ménagements Rome entreprend et réussit toujours; au liea que si aucun François ne pouvoit jamais parvenir à la pourpre, tous n'auroient plus les yeux tournés que vers le Roi, parce qu'ils n'espéreroient rien que de lui, et qoa tout ^ autre avancement, grandeur, richesse leurseroît absolument interdit. Mais voilà assez inutilement raisonné, puisque nos rois sont complices contre eux-mêmes, et que rien ne les corrige de fournir des armes contre leur personne et contre leur couronne, et que leurs plus grands dons sont pour ceux qui s'affranchissent de leor dépendance et de l'autorité de toutes les lois.
Le roi d'Angleterre perdit le duc de Glocester, héritier présomptif de ses couronnes depuis que son usurpation avoit passé en lui. 11 avoit onze ans, et étoit fils unique do la princesse de Danemark, sœur putnée de père et de mère de la défunte reine, femme du roi Guîllaunie, et n*avolt ni frères ni sœurs. Son précepteur étoit le docteur Bumet, évêque de Salisbury, qui eut le secret de Taffalre de Fin- \asion, et qui passa en Angleterre avec le prince d'Orange h la révolution, dont il a laissé une très-frauduleuse histoire, et beaucoup d'autres ouvrages où il n'y a pas plus de vérité ni de bonne foi. Le sous-précepteur étoit le fameux Yasser',
1. Le manuscrit porte ici toute, et à la ligne suivante êmiêriUê^ an fiai*
nin singulier.