ACCOMPAGNENT LES PRINCES
il avoit à souper un fauteuil et son cadenas à la droite du Roi , Monseigneur et le reste de la famille royale des ployants au bout, et au retour de la table, à Tordinaire, pour boire, une soucoupe et un verre couvert, et Fessai * comme pour le Roi. Ils ne se voyoient en public qu'à la chapelle, et pour y aller et en revenir, et à souper, au sorlir duquel le Roi le conduisoit jusqu'à la porte de la galerie. Il vil le roi et la reine d'Angleterre à Versailles et à Saint-Germain, et ils se traitèrent comme le Roi et le roi d'Anglelerre en tout; mais les trois rois ne se trouvèrent jamais nulle part tous trois ensemble. Dans le particulier, c'est-à-dire dans les cabinets et chez M"* de Maintenon, il vivoit en duc d'Anjou avec le Roi, qui, au premier souper, se tourna à l'ambassadeur d'Espagne et lui dit qu'il croyoit encore que tout ceci étoit un songe. Il ne vit qu'une fois M"* la duchesse de Bourgogne et Messei^Mieurs ses frères en cérémonie, chez lui et chez eux; la visite se passa comme la première du roi d'Angleterre, et de niùine avec Monsieur et Madame, qu'il alla voir à Pari$. Quand il sortoil ou rentroit,la garde battoit aux champs; en un mol, toute égalité avec le Roi. Lorsqu'allant ou venant de la messe, ils passoient ensemble le grand apparleinciit, le Roi prenoit la droite, et à la dernière pièce la quittoit au roi d'Espagne, parce qu'alors il n'étoit plus dans Sun a[){)artement. Les soirs il les passoit chez M"* de Maintenon, dans des pièces séparées de celle où elle étoit avtîc le Il()i,et là il jouoit à toutes sortes de jeux, et le plus orclinairt'inent à courre comme des enfants avec MessCigih'ur s SCS IVeres, M"" la duchesse de Bourgogne, qui s'occupoit lurt de l'amuser, et ce petit nombre de damesàqui cet accès étoit permis.
Le nonce et l'ambassadeur de Venise, un moment après la (icclaration, fendirent la presse et allèrent témoigner leur joie au Iloi et au nouveau roi, ce qui fut exlrômenicnt rcinar([ué. Les autres ministres étrangers se tinrent