AZAFATA ET FEMMES DE CHAMBRE
Les femmes de chambre sont toutes personnes de condion, et au moins de bonne noblesse. Filles toutes, elles ^viennent quelquefois à-enoras d'honor en se mariant, outes logent air palais, ainsi que la première femme de lambre, qu'on appelle Yazafaia^ laquelle est d'ordiaire la nourrice du Roi ou de la Reine, et par conséquent rdinairement très-inférieure aux femmes de chambre, ir lesquelles elle a pourtant les mêmes distinctions de îrvices et d'honneurs, et le même commandement que i camarera-mayor a sur les autres dames, à laquelle azafata et les femmes de chambre sont totalement suboronnees, et sous son autorité et commandement. Quand le Roi et la Reine vont en cérémonie à Notre- )ame d'Atocha, qui est une dévotion célèbre à une extréaité de Madrid, ou quelque autre part, marche* d'abord m ou deux carrosses remplis de gentilshommes de la hambre, celui du grand écuyer du Roi, celui où le Roi et cl Reine sont seuls, celui du Roi vide, celui du grand cuyer de la Reine, la camarera-mayor seule ûans le sien L elle, environné de sa livrée à pied, et un écuyer à elle à heval à sa portière droite, un ou deux carrosses de la (einc remplis de dames du palais^ magnifiques comme )Our servir à la Reine, un ou deux autres bien inférieurs, nais aussi de la Reine, remplis des sérieras de honor, un lutre inférieur encore, où est Tazafata seule, et deux lutrcs pareils pour les femmes de chambre. Ce crayon suffira pour donner une idée des charges et du service de a cour d'tlspagne, jusqu'à ce qu'il y ait lieu de parler du changement que Philippe V y a fait, et des grands et des :éréinonies. J'ajouterai seulement qu'a cune charge n'est V énale dans toute l'Espagne, et que tous les appointements [iïi sont fort petits, comme ils étoient anciennement en France : le majordome-major du Roi, qui a plus du double de toutes les autres charges, n'a guère que vingt-cinq mille livres- u y en a très-peu à mille pistoles, et beaucoup