‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 3)Chapitre 45 sur 333 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

N. de Lajnes fait asseoir, pour une fois seulement, M'^* de Montbazon, la Teille de leurs noces, depuis duchesse de Ghevreuse ; obtient dispense d'âge et la première place après les ducs pour le prince de Guémené, son beau-frère, en la promotion de 1619. — Marquis de Marigny, frère du duc de Montbazon, le cinquante-cinquième parmi les gentilshommes en la promotion de 1619. ~ Art et degrés qui procu-

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rent le tabouret à la princesse de Guémené. — Autres tabourets de grâce en même temps. — Tous ôtés, puis rendes. — M. de Soubise et ses deux femmes: la première debout; la seconde assise, belle, le fait prince, etc. — M"»* de Guémené assises (1678 et 1679), puis M*"* de Montauban (1682). — MM. de Soubise et comte d'Auvergne s'excluent de Tordre à la promotion de 1688 ; colère du Roi ; fausseté insigne sur les registres de l'ordre. — Distinctions de ceux qui ont rang de prince étranger étant en licence. — Abbé de Bouillon, devenu cardinal par le hasard des coadjutoreries de Langres, puis de Reims, tombées sur l'abbé le Tellier, est le premier qui ait eu ces distinctions en Sorbonne. — Abbé de Soubise, depuis cardinal de Rohan, obtient par ordre- du Roi les mêmes distinctions en Sorbonne. — Fiançailles du prince de Montbazon et de la fiUe du duc de Bouillon dans le cabinet du Roi.

Le connétable de Luynes, qui ne Tétoit pas encore, mais que je nomme ainsi pour le distinguer de son fils, voulut entrer agréablement dans la maison du duc de Montbazon, en épousant sa fille, en septembre 1617, et faire en même temps éclater sa faveur par une distinction extraordinaire. Il obtint que M"* de Montbazon seroit assise dès la veille de son mariage avec lui, grâce qui se terminoit là, sans influer sur le reste de la famille. G'étjoit en un mot un tabouret de grâce, et pour une seule fois, pour faire briller la faveur du favori, et témoigner à M. de Montbazon combien ce mariage étoit agréable au Roi.

A la promotion de 1619, M. de Luynes obtint une dispense d'âge pour le frère dei sa femme, qui n'avoit que vingt et un ans, et qu'on appeloit alors le comte de Rochefort, qui prit après le nom de prince de Guémené, jusqu'à la mort de son père. M. de Luynes obtint encore pour lui qu'il marcheroit le premier des gentilshommes de cette promotion, c'est-à-dire immédiatement après lui-môme, qui en étoit le dernier duc. Mais cela n'empêcha pas que, jusqu'à ce qu'il le fût devenu lui-même par la mort de son père, trente-cinq ans après, il n'ait toujours été précédé par tous les gentilshommes plus anciens chevaliers de l'ordre que lui, sans difficulté aucune, ni réclamation de sa part.

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