DOT DE MADEMOISELLE
ration au maréchal de Yilleroy. — Mort de Boisselot. — Mort de la comtesse d'Auvergne. — Mort de Tabbé d'Effiat. — Mort de la duchesse Lantî. — Mort de la chancelière le T.elljer. — Mort de l'abbé Arnauld. — Le Roi refuse de porter le deuil d'un fils du prince royal de Danemark. — Baron de Breteuil est fait introducteur des ambassadeurs; sa rare ignorance, et du marquis de Gesvres. — Abbé Fleury; ses commencements; ses premiers progrès; comment fait évêque de Fréjus. — Prince de Gonti gagne définitivement son procès contre M""« de Nemours. — M"'^ de Blansac rappelée. — Éclat et séparation de Barbezieux et de sa femme.
Aussitôt après la paix et la restitution convenue de Monsieur de Lorraine dans ses États, son mariage fut résolu avec Mademoiselle. Sa dot fut réglée à neuf cent mille livres du Roi compts^t, en six mois; et quatre cent mille livres, moitié de Monsieur, moitié de Madame, payables après leur mort; et trois cent mille livres de pierreries; moyennant quoi, pleine renonciation à tout, de quelque côté que ce fût, en faveur de M. le duc de Chartres et de ses enfants mâles. Couvonges vint tout régler pour Monsieur de Lorraine, puis fit la demande au Roi, ensuite à Monsieur et à Madame, et dans la suite présenta à Mademoiselle, de la part de son maître, pour quatre cent mille livres de pierreries. Je ne sais si elle avoit su qu'elle auroit épousé le fils aine de TEmpereur sans Tlmpératrice, qui avoit un grand crédit sur son esprit, qui haïssoit* extrêmement la France, et qui déclara qu'elle ne souflfriroit point que son fils, déjà couronné et de plus destiné à Tempire, devînt beau-frère d'une double bâtarde. Elle ne fut pas si difîicile sur le second degré, car ce même prince, en épousant la princesse d'Hanovre, devint cousin germain de Madame la Duchesse. Quoi qu'il en soit. Mademoiselle, accoutumée aux Lorrains par Monsieur et même par Madame, car il faut du singulier partout, fut fort aise de ce mariage, et. très-peu sensible à sa disproportion de ses sœurs du premier lit. Ce n'est pas que,» mettant l'Espagne à part, je prétende que Monsieur de Savoie soit de meilleure maison que Monsieur de Lorraine; mais un État à part, indépendant, sans sujétion^