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quelques-uns qu'il a faits pour elle. 11 venoit de perdre Fabbé qu'il avoit choisi, et qui étoit à souhait : il n*avoii pas cinquante ans et il étoit d'une bonne santé; une flôvro maligne l'emporta. M"* de Guise contribua à faire agréer au Roi celui que Monsieur de la Trappe désira mettre en sa place.
Ce fut la dernière bonne œuvre de cette princesse. Elle tomba incontinent après malade, d'un mal assez semblable à celui dont M. de Luxembourg étoit mort, et qui l'emporta de même, le 17 mars. Elle avoit reçu ses sacrements, et elle : mourut avec une piété semblable à sa vie. Le Roi l'aimoit, ^ etl'alla voir deux fois, la dernière le matin du jour qu'elle mourut, et le soir il alla coucher et passer quelques jours à Marly, pour laisser faire les cérémonies. Mais elle les avoit toutes défendues, et voulut être enterrée, non à Saint-Denis suivant sa naissance, mais aux Carmélites du faubourg Saint-Jacques, et en tout comme une simple religieuse : elle fut obéie. On ne sut qu'à sa mort qu'elle portoit un cancer depuis longtemps, qui paroissoit prêt & s'ouvrir. Dieu lui en épargna les douleurs. Elle avoit fait et jeûné tous les carêmes, et toute sa vie n'en étoit pas moins pénitente. Le Roi donna mille écus de pension à M"* de Vibraye, sa dame d'honneur, et cinq cents écus à chacune de ses filles d'honneur. La duchesse de Joyeuse, sa belle-mère, ne la survécut pas deux mois, dans l'abbaye d'Essey, où elle faisoit prendre soin d'elle depuis la mort de M"* d'Angoulême.
Le marquis de Blanchefort, second fils du feu maréchal de Crequy, beau, bien fait, galant, avancé et fort appliqué à la guerre, mourut en même temps à Tournay, sans alliance, et M. de Saint-Geran tomba mort dans Saint- Paul, à Paris. On dit qu' [il] venoit de faire ses dévotions. C'est ce comte de Saint-Geran si connu par ce procès célèbre sur son état, qui est entre les mains de tout le monde. Il portoit une calotte, d'une furieuse blessure qu'il avoit reçue devant Besançon, du crâne du frère aîné de Beringhen, premier écuyer, à qui un coup de canon SAnrr-SnioN i. tO
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empcvta la tète. M. de Saint-Cepan étoît court, grw^et. ^ entassé, avec de gros yeux et de gpo» traits ^ ne pr^ \ mettoient rien moins que Fësprit qu*îl s?oit. Il 9rmt étér auprès de quelques princes d^Âllemagne, lieutesant ^^éaéral, ebeyalier de Tùrâref en 169^ fort panrvre, presque toujours à la cour, mais peu de la cour quoique dans les meifleures compagnies. Sa femme, ehanmante d'esprit et de C0rps, Favott été pour d*aurtres que pour lui; tenpimion étoit moindre que mëdioere. M. de Seignelay entre autres rayoit fort aimée. Elle avoît toujours été recherchée dians ce qui Tétoit le plus à la eoar, et dame du pains cto k Reine, recherchée eâe^méme dans tout ce qu^elte^ aivoit^ et mangeoit avec un go6t exquis et la délicatesse et ta propreté la plus poussée. Ële étoit fille du frère cadet de M. de Blain^ille, premier gentilhomme de la chambre de Louis Xlll, à la n»»rt duquel sazts enfants mon père^ enH sa charge. Sa viduité ne l'affligea pas. Elle ne sopt(»t pc4nt de la cour, et n'avoit pas cFaufIre demeure. G'étoit e» tdut une femme d'exceUente compagnie et extrêmement nsmar ble, et qui fourmilloit d'amis et d'amies.
On perdit en même temps 11°** de Miramion, à soixantesix ans, dans le mois de mars, et c'en fut une Téritable^ Elle s'appeloit Bonneau, et se» père le sieur de RubeHe, de fort riches boui^ois de* Paris. ËHe en avoit épousé un autre, d'Orléans, fort rkhe aossi, dont le père avoit obtenu des lettres patentes pour dianger son sale et ridicule vem de Beauvit, en celui de Beauharnois. Elle fut mariée et reuve la même année, en* t645, et demeura grosse d'une &Èe, qu'elle maria à M. deNesmond, qu'elle yit longtemps président à mortier à Paris, et qui n'eut point d- enlamis. Mme de Miramion veuve, jeune, belle et riche, lut extrlK ment recherchée de se marier sans j vouloir entendre» Bvssy Rabutin, si connu par son Histoire amoureuse des GoiÀes et par la profonde disgrftce qu'elle lui attunt, et encore plus par la vanité* de son esprit et la bassesse de son