Quais est très-lisible au manuscrit
314 FAUTl ALITÉ DE MAISONS. {tiMl
il ne les épargna pas ^ une clame Baâlly, que le fmésifleit de Maisons entretenoit éepHÎs longues ««tnées qu'il ialtgeoit avec Ini, et pour qui il avoit ckassé sa ienme, «œnr de Fieubet, conseiller d'état fort distingiié, «et qui «étott elle-même une femme d'esprit et de mérite. Il «veit eu depuis peu la sur^i^ance de "sa -charge ^pour sob ttg, fiar le crédit du premier président; aussi ne fit4l «neun fMHB dans notre affaire que par ses ordres, et se fit un fidèle cafAsd 4e sa partiailité. Daguesseau s*histruîsît avec grande «p^Hîeatiim, j et «en montra une extrême à écouter les avocats en toutes les audiences.
Nous nous mettions dans la lanterne du côté de ia dwminée, qui étoit celui de nos avocats, et smr le banc des gens du Roi avec eu!s, et M. de Luxembourg, avec sa petite suite et son avocat, auprès de la lanterne du côté de la buvette, avantage de droit qui ne nous M. pas diq)u4é. La réception du duc de Yîlleroy, qui se fit un des Jours 40 nos audiences, y amena les princes du sang et légitiuiés et beaucoup d'autres pairs. M. le prince de €onti, Monsievr de Reims, M. de Vendôme et plusieurs autres j4ettearèrent, et furent si satisfaits d'avoir ouï plaider Hameau, qu'ils ne doutèrent pas que nous ne gagnassions notre cause.
Nos avocats ayant fini, ce fut à du Mont à parler. Il tint trois audiences en beaucoup de fatras, et f&ute de raâpOBC, battit fort la campagne, et à la quatrième, il se licencia fort sur nos avocats; la cinquième fut fertile en subtffîtés, où, et hors d'espérance de rien emporter par raisons, 3 hasarda tout pour réussir par une impression de crainte qui persuadât à des gens éloignés du monde et de la cour que le Roi étoit intéressé dans l'affaire pour M. de Luxemboarç, comme le premier président avoit tâché sans cesse de le leur persuader. Ce du Mont étoit un homme fort audacieux, et qui en fit là ses preuves. Tl assimila tant qu*fl put le droit infini des pairies femelles, qu'il s'efforçoit d'élablir, au nouveau rang des bâtards, et nous appliqua en propres termes ce passage de l'Ëcriture : Populw hêc labiis
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w^ kBÊmtmtt cor «rfem aomm towye e^ « mt'; tandis ^6 nous OHrtestioBB si ¥iveiiieiit le rsng à sa partio^ «aas cessa* de faire assidûment notre ooiur au RoL L«s ducs de Urnithmsa (Guémené), la TréneiUe, Sully, Le^diguières, CAumlneset la Force étoient sur le banc des gens du Bim, ^ «soi assis dans la lanterne, entre les ducs de la HocheéMcauld et d'Estnées. Je m'âançai debors, criant à Timpostwre et justiee de ce coquin. M. de la Bochefoucaukl nio netist à mi^oorps et ne ât taire. Je m'eiafon^i de didfMt plus eaooTO oûstre lui que contre Tavocat. Mon mouve- ■nent a^oit excité une rumeur, et il n'y avoit qu'à interférer M. de Luxembourg s'il avouoit son avocat ou non, et sur-le-4;liamp on auroit eu justice du Parlement contre Favocat, ou, dansia jottniiée,dulioideM.. de Luxembourg*; maisinotts n'étions plus pour la demander, et moins encore pofBr nous la ûlre : on laissa achever du Mont, et le président ^Maisons fit une légère excuse.
L'après-dloée nous nous assemblâmes : M. de Ouémené y rêva à la suisse, à son ordinaire; M. de la Trémoillo parut pk» fi&ché que le matin; M. de Lesdiguières, tout neuf eneore, écoutoit ibrt étonné; M. de Ghaulnes raison noit esi ambassadeur, avec le froid et Taccablement d'un courage étouffé par la douleur de son échange, dont il ne pvt jamais revenir; M. de la fiochefoucauld petilloit de colère et d'impaiieaoe^ et au fond ne savoit que proposer ai >que conclure; le ducd'fistrées grommeloit en grimaçant sans qa'ilen sortit rien; et le duc de Béthune bavardoit des misères. Après une longue pétaudière, il fut résolu que ie Bei seroit informé de cette insolence par MM. de la Trémaille et de la Rochefoucauld, chez lequel nous nous asseuibterions avec chacun un projet de réponse peur en pon<v(Mr idioînr. Ces Messieurs s*en acquittèrent auprès du Rjûi Bûenx qn'U n'y avmt eu lieu de Tespérer. Le Roi témoigna sa mprise ^e Maisons a*eût pas imponé ffllen(^, et ajouta, sur ce heau passage de TËerituffe, qtt*U étoil à pré-
1. ÈmugOe selon saliit Mallliiea, chapitre XV, ▼«rwl S« S. CoBireS. ie