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contraire» égitement pr^udiciâliks à VolM lUJMtè «I à
c II a été ordonné un d^béré sur \t it^gislnà aur-kK Ghanqpv c esl-ànlire que tout W uMoé» s'est iv.Uré pour Insser la liberté aux juges d^opîner tout haut et plu;» à jeur aise. Durant ce délibéré» où il ne se doit trmivo.r portonne que les juges, M. Fayocat général Harky et Poupart, fiecrétaire de Monsieur le premier président» si>ut d^m^urésdnaslagrandeeliambre. au bout d'une grosse heure, lo.s partiesontété rappelées pour entendre leur arr^t, quo voîoî * .
c Nous Favouerons, Sire, c'a été pour nous un coup ao foudre» et nous ne croyions pas le Parlement assox hnrdi pour faire tant de choses à la fois sans exemple : accorder à M. de Luxembourg ce qu'il ne demandoit pas> puisque^ par Foption qu'il a faite il a renoncé à rérection de Kiâsl, dont il lut donne la dignité et le rang; et pour prouoiicer la réception d'un pair de France, non-seulement contre les conclusions formelles de Fhommo de Votre Majesté et de Fergane de ses volontés^ surtout en telles matit^res» mais encore contre sa réquisition expresse, et sans user du tempérament qu'il a dit ne proposer à la cour que par una espèce de commisération pour Vétat violejii^ maisjustt\ de M. de Luxembourg ', où il s'est mis par Foption qu'il a faitt)*
« Oserions-nous,. Sire, prendre la liberté de demander en gTâce à Votre Majesté de se faire rendre compte du plaidoyer de M. Daguesseau, et oserions-nous Fassurer qu'il mérite cet honneur? Mais Sire, oserions [-nous] da- Yimta^, et notee conûaAce aux bontés et en Féquité de Votre Maiîesté noua en donneroit-elle assez pour lui demander comme la plus grande grâce de se faire rapporter Faffnre pour la juger de nouveau, si le plaidoyer de votre avocat général et les deux nullités expliquées de Farrét v-ooa paroissent mériter une révision? Oui, Sire, nous Fesfiéreiis de votre jiustice accoutumée et de votre bonté;
f. Sain^ffoMn ne-éMma pasle temfe dt rarril,
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320 PRÉVARICATION DE HARLAT. [1696]
et à qui est-ce enfin à décider des dignités et de leur effet, sinon à celui qui en est le seul maître, dispensateur et arbitre suprême, et à la source incorruptible de la justice? Nous demandons cette grâce à Votre Majesté avec toute la soumissionettouterinstance dont nous sommes capables, et aucun de nous ne la désire avec une ardeur moins vive que la restitution de ses biens et de son honneur, également contents et soumis au succès, tel qu'il puisse être, pourvu que sa décision sorte delà bouche de Torade de la justice, s
Dès que j'eus achevé ce projet de mémoire, j'allai le porter au duc de la Trémoille, à qui j'avois mandé de ne s'en aller pas à Marly que je ne l'eusse vu. M"' de la Trémoille et la duchesse de Crequy, sa mère, qui en entendirent la lecture avec lui, auroient bien voulu qu'il l'eût porté au Roi. Il en avoit aussi grande envie, mais la scène de M. de la Rochefoucauld et sa foiblesse les en détourna. Je ne trouvai pas mieux mon compte avec le duc de Ghaulnes, à qui je le portai, et de là je m'en revins chez moi plus fâché, s'il se pouvoit encore, que je n'en étois sorti. Il étoit pourtant vrai que le Roi trouva le jugement contre toutes les formes et très-extraordinaire, et qu'il s'attendoit aux plaintes qui lui en seroient portées. II s'en expliqua même à son dîner d'une manière peu avantageuse au Parlement, et toute sa promenade, le soir, dans ses jardins se passa à ouïr M. de Chevreuse, qui revenoit de Paris, et à lui faire des questions peu obligeantes pour les juges. Mais l'obstination de M. de la Rochefoucauld, qui tourna en dépit contre soi-même, rendit tout inutile, et me combla de déplaisir, que j'allai chercher à émousser à la Trappe pour y profiter du temps de la semaine sainte. En revenant, j'appris que le Roi, à son retour à Versailles, avoit fort parlé de ce jugement au premier président; que ce magistrat l'avoit fort blâmé, et dit au Roi que notre cause étoit indubitable pour nous, et qu'il l'avoit toujours et dans tous les temps estimée telle. C'était se jeter à luimême la dernière pierre. Pensant ainsi, quel juge, après
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tout ce qu'il fit contre nous, jusqu'à nous forcer à le récuser, et après en faire plus ouvertement contre nous sa propre chose ! S'il ne le pensoit pas, quel juge encore et quel prévaricateur, de répondre au Roi avec cette flatterie sur ce qu'il voyoit quel étoit son sentiment!
Les juges eux-mêmes, honteux de leur jugement, s'excusèrent sur la compassion de l'état de M. de Luxembourg, tombé de toute pairie sans cet expédient, et sur l'impossibilité qu'il gagnât jamais la préséance d^e l'ancienne érection de 1581, dont ils lui avoient laissé la chimère : c'est-à-dire qu'après s'être déshonorés par le jugement, ils montrèrent par là la honte qu'ils en ressentoient. M. de Luxembourg fut reçu au Parlement au rang de 1662, le vendredi 4 mai suivant; le duc de la Ferté et deux autres de la queue seulement s'y trouvèrent. Il vint chez nous tous, mais aucun ne voulut d'aucun commerce ni avec lui ni avec ses juges. Nous portâmes tous nos remerciements à l'avocat général Daguesseau, qui pour la première fois de sa vie fut tondu, et dans la seule cause qu'il eût peut-être plaidée, où cela étoit de droit impossible par son seul caractère d'avocat général.