Le pluriel étoient est bien Torthographe du maDuscrh
rarat nMurwe Kwsqtt^l aK»« k «^hunilirK» 4^ liUkNt^ ^Iti^
IP* dUrfê^ daHMt d^lKHin<^r <l« M*^ lu priii^H^ï^^^ «W i>miU« file da Roi, aToil perdu $<mi iiMuri, Uh^ à H<^ui^i«« ^uj a^toit oottna que sous It^ aoai d« ^!$<u« imiirrIiWiMV. Il aToit asset mal T<ku av<H^ <^lll^« ol r«\^U l(iiss<^ l^uvri» ^t saiiseiiiknts« EHÏft éloit &ia>ar da Birou« ol la mai^hwW %i<^ ViUeroj et elle eloîent eniknl» du fh\n^ el de la «^(»ur« el en grande liaison. irMoil uao (Vhuiiio de l^Hiueou|^ dV)«|ikril« de finesse et de délieatosse, sou» un air siuqvie el imlurel« de la meille^irt^ coinpngnie du uuuule^ el qul« u'aUuauI rien, ne laissoil pas d'avoir des amis. Kilo u'wvtvitui (Vu ul lieu, ni autre être que la cour, et prosquo point do suhstntance. Laide, grosse, avec une physionouUo qui rt^pan^tl tout, d^anciennes raisons de coinmoditi\ Tavoiout l\)rt btoit mise avec Monseigneur, qui aimoit sa sœur ot olle purliculièrement; et tout cela onsomblo la Ut danio du imluii*. Elle n*étoit point méchante, ot avoit tout co qu'il (MIoll pour Tètre et pour se faire fort craiudro; umisi avoo uu très-bon esprit, elle aima mieux so (kiro nimcr.
M"'* d'O étoit une antre espèce, (tuillortiguos, son pèro, n'éftoit rien qu'un Gascon, gourmand, plalsAnt, do boaucoup d'esprit, d'excellente compagnie, qui avoit dos arniM, et qui vivoit à leurs dépons parcn qu'U avnit tout MonsNA; et encore étoit->ce à qui i'auroit. il avoit M ami intlmo do M"* Scarron, qui ne Toublia pas dans sa fortuno, ot qui lui procura Fambassado de Constantinoplo pour m romplui* mer; mais il y trouva, comme ailleurs, moyon do toul manger. Il y mourut, et ne laissa que cette flllo unli|uo, qu\ avoit de la beauté. Villers, lieutenant do valuseau ot fort bien fait, fut de ceux qui portèrent le su(}COSSOur k (Uimtantinople, et qui en ramenèrent la veuvo ot la tïlk do prédécesseur. Avant partir de Turquie ot chornin têitmiti^ l Villers fit rameur à M*** de Guilleragues ot lui plut^ ot laiii fut procédé que, sans bien de part ni d'autre, la fiièro r^nsentit à leur mariage. Les vaisseaux rolA^;b/tront ^uoU
348 D'O, ET M- d'o [1696]
ques jours sur les bords de TAsie Mineure, vers les ruines de Troie. Le lieu étoit trop romanesque pour y résister : ils mirent pied à terre et s'épousèrent. Arrivés avec les vaisseaux en Provence, M"* de Guilleragues amena sa fille et son gendre à Paris et à Versailles, et les présenta à M"" de Maintenon; ses aventures lui donnèrent compassion des leurs.
Villers se prétendit bientôt de la maison d'O, et en prit le nom et les armes. Rien n'étoit si intrigant que le mari et la femme, ni rien aussi de plus gueux. Ils firent si bien auprès de M"* de Maintenon, que M. d'O fut mis auprès de M. le comte de Toulouse avec le titre de gouverneur et d'administrateur de sa maison. Gela lui donna un être, une grasse subsistance, un rapport continuel avec le Roi, et des privances et des entrées à toutes heures, qui n'avoient aucun usage par devant, c'est-à-dire comme celles des premiers gentilshommes de la chambre, mais qui étoient bien plus grandes et plus libres, pouvant entrer par les derrières dans les cabinets du Roi presque à toutes heures, ce que n'avoient pas les premiers gentilshommes de la chambre, ni pas une autre sorte d'entrée, outre qu'il suivoit son pupille chez le Roi, et y demeuroit avec lui à toutes sortes d'heures et de temps, tant qu'il y étoit. Sa femme fut logée avec lui dans l'appartement de M. le comte de Toulouse, qui lui entretint soir et matin une table fort considérable. Ils n'avoient pas négligé M"* de Montespan , et l'eurent favorable pour cette place et tant qu'elle demeura à la cour, et ils la cultivèrent toujours depuis, parce que M. le comte de Toulouse l'aimoit fort.
D'O peu à peu avoit changé de forme, et lui et sa femme tendoient à leur fortune par des voies entièrement opposées, mais entre eux parfaitement de concert. Le nianr étoit un grand homme, froid, sans autre esprit que dn manège, et d'imposer aux sots par un silence dédaigneux, une mine et une contenance grave et austère, tout le maintien important, dévot de profession ouverte, assidu aux offices de la chapelle, où dans d'autres temps on le