‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 4)Chapitre 327 sur 344 · M. €97] FRÈRE DE M"* DE MAINTENON · texte numérisé non relu

M. €97] FRÈRE DE M"* DE MAINTENON

l«<>mmun dans une espèce de retraite et d'exercices de {^JLété, sous la direction de quelques prêtres de Saint-SuljJÔLce. M"* d'Aubigné, pour avoir la paix, et plus encore ^arce que M"* de Maintenon le voulut, se retira dans une •mmunauté, et disoit tout bas à ses commères que cela oit bien dur et qu'elle s'en seroit fort bien passée. • d'Âubigné ne laissa ignorer à personne que sa sœur se oquoit de lui de lui faire accroire qu'il étoit dévot, qu'on ^ssiégeoit de prêtres, et qu'on le feroit mourrir chez ce Doyen. Il n'y tint pas longtemps sans retourner aux [es, aux Tuileries et partout où il put; mais on le rat- >appa, et on lui donna pour gardien un des plus plats •rêtres de Saint-Sulpice, qui le suivoit partout comme jpon ombre et qui le désoloit. Quelqu'un de meilleur aloi ^^*eût pas pris un si sot emploi; mais ce Madot n'avoit rien ^igde meilleur à faire, et n'avoit pas l'esprit de s'occuper, ni Pli même de s'ennuyer. Il remboursoit force sottises, mais il 1^ étoit payé pour cela, et gagnoit très-bien son salaire par n^ une assiduité dont il n'y avoit peut-être que lui qui pût ^ être capable. M. d'Aubigné n'avoit qu'une fille unique, jj dont M"* de Maintenon avoit toujours pris soin, qui ne ^ quittoit jamais son appartement partout, et qu'elle élevoit ^ sous ses yeux comme sa propre fille. ^ J'arrivai à Paris avec la plupart de ce qui avoit servi I en Flandres et en Allemagne, et j'allai tout aussitôt à Versailles, où la cour ne faisoit guère qu'arriver de Fontainebleau. M"* de Saint-Simon y avoit été tout le voyage fort agréablement, et le Roi me reçut avec toute sorte de bonté. Je trouvai une petite tracasserie domestique, que je ne dédaignerai pas de mettre ici, comme l'entrée à des choses plus considérables, dont on aime à se souvenir des échelons, et qui expliquera aussi la cour naissante de la princesse, sur qui tout le monde avoit les yeux, parce qu'elle faisoit déjà beaucoup l'amusement du Roi et de M"* de Maintenon. La cour ne la voyoit que deux fois la semaine, à sa toilette. Elle étoit donc renfermée avec ses dames, et le Roi y en joignit quelques autres, pour qu'elle ne vit pas Saint-Suion I. ^1

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