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qu'il fut établi une chambre, composée de conseillers d'État, de maîtres des requêtes et de conseillers au Parlement, qui tint ses séances à TArsenal, uniquement pour juger ces sortes d'accusations et de procès. Cela suffira maintenant jusqu'à ce que j'aie expliqué ce qui en arriva à la maison de Bouillon, mais qu'il faut traiter de plus haut et l'expliquer avec l'étendue uniquement nécessaire pour l'entendre.
La maison de la Tour, originaire de la province d'Auvergne, bonne, ancienne, bien alliée, heureuse en grandes successions de traverse, et en quelques mariages dont l'événement lui a donné un éclat de hasard, n'avoit jamais eu ni prétendu aucune distinction particulière, et avoit toujours roulé d'égal avec les Montboissiers, les Montmorins, les Saillants, et- les premières maisons de leur commune province. On a vu p. 56 *, à propos du dauphiné d'Auvergne que le Roi empêcha Monsieur de vendre au cardinal de Bouillon, ce que c'est que cette terre, et ce que c'est aussi que le comté d'Auvergne, qui a été plus d'une fois dans la maison de la Tour, et y est encore t toutes deux terres toutes ordinaires, et très-distinctes de la province d'Auvergne.
Fr. III de la Tour, vicomte de Turenne, mort en 1557, ne prétendit pas plus que ses pères, quoique gendre du connétable Anne de Montmorency. Lui et M"* de Limeuil étoient enfants des deux frères. Elle étoit fille d'honneur de la reine Catherine de Médicis, trop connue par le malheur qui lui arriva. Je la cite ici pour montrer par son emploi combien il étoit alors peu question chez MM. de la Tour des prétentions que les troubles de l'État, où ils ont toujours figuré contre les trois rois de la branche de Bourbon, leur ont fait prospérer', après avoir pris naissance dans la faveur et la protection d'Henri IV.
H. de la Tour, vicomte de Turenne, fils de Fr. III et de la fille du connétable Anne de Montmorency, si connu