CHAPITRE V
Chambre de l'Arsenal contre les faussaires. — Maison de la Tour. — M"* de Limeuil. — Vicomte de Turenne la Tour, dit le maréchal de Bouillon. — Sedan; son état; ses seigneurs. — Sedan acheté par Éverard III de la Marck. — Bouillon acquis par MM. de laMarck. — Folle déclaration de guerre du seigneur de Sedan, la Marck, à Charles V. — Sedan mouvant de Mouzon. — Rang personnel de due
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obtenu par le maréchal de Floranges la Marck, seigneur de Sedan et Bouillon; son fils se donne le premier le titre de prince de Sedan. — Bouillon; son état; point duché; mouvant de Liège, auparavant de Reims. — M. de Bouillon, seigneur de Bouillon plus que très-précaire. ~ Comte de Maulevrier, oncle paternel de Théritière, précède, sa vie durant, le maréchal de Bouillon partout. — Comte de Braine.
— Marquis de Mauny. — Seigneurs de Lumain. — Comte de la Marck. — Sommaire jusqu'à MM. de la Tour. — Maréchal de Bouil- Ion la Tour; titres qu'il prend, et ses deux infructueuses prétentions.
— Duc de Bouillon et son échange.' — M. de Turenne. — Change adroitement donné %ur le titre de maréchal ou de vicomte de Turenne.
— Vicomte de Turenne. — Époque du changement de style des secrétaires d'État et avec les secrétaires d'État. — Qualité de prince absolument refusée à MM. èe Bouillon, au contrat de mariage de M. d'Ëlbœuf avec M"« de Bouillon. — Qualité de prince au tombeau de M. de Turenne défendue par le Roi ; pourquoi point d'épitaphe ni de nom. — Époque et raison du mot Auvergne ajouté au nom de la Tour. — Cartulaire de Brioude. -— Histoire de la maison d^Auvergne, par Baluze. — Le cardinal de Bouillon fait faire le cartulaire à cette Histoire. — De Bar arrêté pour faussetés. —Bouillons sollicitent pour de Bar. — Aveu du duc de Bouillon au Roi pour arrêter l'affaire, et de l'abbé d'Auvergne aux juges. — De Bar, convaincu, s'avoue en plein tribunal fabricateur du cartulaire, qui est déclaré faux, et lui faussaire ; cause et singularité de la peine infligée à de Bar. — Histoire de la maison d'Auvergne, par Baluze, publiée aussitôt après.
On a vu p. 279* qu'en 4702 Matignon avoit gagné un terrible procès au parlement de Rouen contre un va-nupieds qui en fut pendu, après lui avoir donné des années des plus cuisantes peines, qui se prétendoit son aîné, lui demandoit tout son. bien sur des titres de tous les âges, qui avoient paru incontestables, et dont à la fin la fausseté fut reconnue, et par lui-mênie avouée à la potence. 11 semble qu'il y ait dans de certains temps des modes de crimes comme d'habits. Du temps de la Voisin et de la Brinvilliers, ce n'étoit qu'empoisonneurs, contre lesquels on fit une chambre expresse, qu'on appela ardente parce qu'elle les condamnoit au feu. En celui dont je parle, ce fut une veine de faussaires, qui devinrent si communs