PEU DE SENS DE VILLEROY
refusa : la maréchale de Villeroy me Fa avoué depuis avec une douleur amère. Le bon est qu*il est certain que, sans qu'il ait été depuis nulle mention de lui communiquer au- . cune affaire étrangère, il voulut quitter la guerre l'hiver qui précéda la bataille de Ramillies, et c'étoit alors la quitter pour rien, qu'il fit tout ce qu'il put pour engager le Roi à disposer du commandement de Farmée de Flandres et lui permettre de demeurer auprès de lui, et qu'il ne put jamais l'obtenir. C'est ainsi que la plus haute faveur montre ce que vaut celui qui la possède, et se trouve toujours inférieure à quelque peu de sens que ce soit. La fin de tout ceci fut que le duc de Villeroy ne servit plus, et que Chamillart se rabattit sur le fils, n'ayant pu pousser à bout le père. Il en coûta dans la suite au duc de Villeroy le bâton de maréchal de France, qu'il vit donner à de ses camarades qui ne l'avoient pas mieux mérité que lui et qui n'en étoient pas plus capables, mais qui avoient toujours continué à servir.