‹ Mémoires du duc de Sully (volume 2)Chapitre 129 sur 245 · IV. 1Ç · texte numérisé non relu

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trouva plusieurs qui , étant exigées injustement , furent annulées tout-à-fait ; d'autres , sur lesquelles on composa avec les créanciers; d'autres, dont on trouva moyen de se libérer par quelques expédiens, comme celles sur les tailles et le domaine ; mais on comprend facilement combien il en resta encore à acquitter de justes. Je remarque ici d'avance, pour faire voir combien le bon exemple est impuissant, qu'après la mort de Henri , les nouveaux directeurs des affaires commencèrent par détruire une partie de ces bons ménages , et par abolir les réglemens qu'il avait établis. Cette opération, qui, sous une apparence de douceur et de fausse compassion , marque un vrai défaut d'ordre, me fait bien craindre que, sous le nouveau règne , les dettes du royaume n'aillent en augmentant au lieu de diminuer. Mais n'anticipons point le temps de la mort de ce prince, et contentons-nous de marquer comme un monument éternel de sa gloire , l'état où la sagesse de son gouvernement avait déjà mis la France dans cette année. Les paiemens hors et dans le royaume se faisaient à point nommé ; nulle souffrance de ce côté-là , ni dans les dépenses courantes , sans que pour cela sa majesté cessât d'en faire de trèsconsidérables pour rétablir , meubler et décorer ses maisons royales , réparer les places fortifiées , en faire construire de nouvelles, élever des bâti-

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