LIVRE ViafGT-UNlÈME
attaché à ma commission , et en même temps- de toute l'autorité accordée à un gouverneur dans sa province pour remettre dans leur devoir ceux qui s'en écartent. J'ai rapporté sommairement ce que * je dis d'une manière plus étendue. Je laissai à résoudre en son temps la question des députés et celle des villes de sûreté.
Ce discours, et particulièrement la déclaration par laquelle j'avais fini, déplurent à quantité de députés de l'assemblée; ce fut le sujet de contestations fort vives lorsqu'ils en délibérèrent entre eux , et de quatre ou cinq députations qui me furent faites; Ceux qui avaient intérêt que l'assemblée n'entamât rien sur le fond des affaires ne demandaient pas mieux que de faire consommer le temps dans ces sortes de questions préliminaires , et les alongeaient à dessein ; mais avec un peu de vigueur et beaucoup d'adresse , je mis fin à cet inutile préambule. Le roi trouva fort mauvais qu'on ne m'eût point offert la présidence de l'assemblée, quoique, changeant de sentiment sur ce chapitre, il m'eût depuis conseillé de ne pas l'accepter. Il trouvait que j'avais trois ou quatre titres qui semblaient exiger qu'on me déférât cet honneur. Il dit publiquement, avec beaucoup de mécontentement, que les protestans n'avaient pas donné en cette occasion une moindre preuve de leur éloignement pour le bien public
que de leur jalousie à mon égard; mais il est vrai que je fus le premier et même le seul qui y apportai obstacle, et cela pour des raisons que je mandai à sa majesté que je lui dirais, et dont elle serait satisfaite.
FIN DU LIVRE VHrGTMJNIBMK.