‹ Mémoires du duc de Sully (volume 2)Chapitre 245 sur 245 · LIVRE VINGT-TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-TROISIEME

choses. Elles demeurèrent dans cet état d'incertitude jusque et bien avant dans Tannée suivante. Les Etats firent, par Àèrsens , quelques petits présens au roi et à la reine , dont sa majesté les fit remercier, et donner par la reine à la femme d'Âè'rsens pour quinze cents écus de bijoux. Àërsèns présenta au roi, de la part de ses maîtres, la relation du voyage que les Hollandais venaient de foire dans les Indes orientales.

Je n'ai rien à dire de l'Allemagne que ce qu'on en a vu plus haut , et que le duc de Virtemberg ressentit les effets de la protection du roi. Montglat était l'homme de confiance de sa majesté en ce pays-là >; car, pour Bongars ,. qui y était aussi , et qui m'avait écrit de Metz une lettre que Henri lut , parce qu'elle était ouverte , ce prince ne voulut pas même lui permettre de demeurer dans cette ville, ni dans tel autre lieu, disait-il, où il pût prêcher sa doctrine.

Toute l'Angleterre fut émue delà nouvelle d'une conspiration 1 tramée par les jésuites Henri Garnet

1 Le détail de cette conspiration nous jeterait dans un récit trop long, et qui n'a pas assez de rapport avec ces mémoires. De Thon et le Mercure français la font commencer dès les dernières années de la reine Élisabeth. Consultez ces historiens, année i6o5 et 1606. Il en coûta la vie à dix ou douze Anglais, ainsi qu'aux deux jésuites , Henri Garnet et Edouard Oldecorne. II paraît que tout le crime de ces deux-ci fut d'avoir eu connaissance de la conspiration , et de n'en avoir

et Oldecorne, avec plusieurs autres Anglais, contre la personne du roi. Les conjurés avaient résolu de le faire sauter en l'air avec les principaux seigneurs du royaume, lorsqu'ils seraient tous assemblés dans une chambre, sous laquelle on avait placé des barils et préparé des traînées de poudre.

rien déclaré. « Ce que le roi, dit L'Étoile, sut bien dire au « P. Cotton , quand il lui en parla : Je ne veux croire celuilà de vous autres, dit- il, ni toucher au général de votre « ordre , si ce n'est pas à Person , qui est à Rome près sa sain- « teté, lequel je sais n'avoir ignoré cette pernicieuse menée * et dessein. • Année i6o5.

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