LIVRE SEPTIÈME. 2l
cours, l'i^LQiâtreté de mes adversaires à me persécuter et le fond de leur malice. Sous l'apparence d'un titre d'honneur vain et ruineux, |^ éloignaient, et peut-être pour toujours, les occasions de m'avancer : car, qui aurait parlé pour moi en mon absence? qui les aurait empêchés encore de prolonger à leur gré mon séjour hors du royaume, jusqu'à ce que, les affaires ayant pris en France un état fixe et durable, ils n'y eussent plus laissé de part à un homme qu'une si longue absence aurait fait regarder ensuite comme un étranger? Toutes ces pensées firent que je tins ferme. Je suppliai le roi de ne me point contraindre à un voyage pour lequel je sentais un éloignement invincible, et j'eus le bonheur que Henri, disposé à croire de lui-même que je lui serais d'une plus grande utilité à Paris que dans Londres pendant le siège qu'il allait entreprendre, m'y renvoya pour me faciliter la levée de l'argent et l'envoi de toutes les choses nécessaires à faire réussir ce siège, pour y recevoir ses ordres, en faire part au conseil, et y faire prendre de sages résolutions. Quand j'aurais choisi moi-même ma vengeance , je n'en aurais pas pu prendre une ajitre.
Fin DU LIVRE SEPTIEME.
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