LIVRE VIKGT-SIXliME
contre le trésorier Pajot une requête qui me fut renvoyée. Pujet, autre trésorier de l'épargne, ayant fait , l'année précédente , sur l'ordre et la garantie de sa majesté , une déclaration favorable à Placin, autrefois son commis, dont j'avais été fait dépositaire , le roi m'écrivit de rendre cette promesse à Pujet , comme il s'y était engagé y supposé que, le procès que ces deux financiers avaient ensemble ne pouvant s'accommoder , elle lui devînt nécessaire.
Sa majesté , après m'en avoir demandé mon avis, fit expédier à Mortier-Choisy un brevet par lequel il était déclaré quitte du reste de sa ferme moyennant cinquante mille livres, une moitié comptant , et l'autre dans six mois. Elle fit délivrer à Zamet les quittances des deux offices dés restes en Normandie, de valeur de cinq mille écus , avec les expéditions nécessaires pour être pareillement payé de quarante-neuf mille neuf cents et tant de livres , qu'il lui avait assignées dès l^année dernière, sur les deux sous six deniers par minot de sel , pour pareille somme que Zamet lui avait avancée. Henri fit encore donner douze mille livres à Montigny , six mille livres à d'Es* cures, et deux mille quatre cents livres à différens pensionnaires dans la Bourgogne, par les mains de M. Le Grand, et payer le président Tambonneau
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de sa pension pour Tannée dernière. Je tire ces petits détails des lettres que j'ai, écrites de la main de sa majesté.
J'en reçus aussi quelques-unes de la reine. Il s'agit dans l'une de certains droits qui lui avaient été abandonnés , et dont elle se départ sur tes terres de la dépendance de la reine Marguerite { qui en avait un brevet. Il est question dans une autre de faire toudier à 4a femnae de Conchini vingt mille écus, que le roi^ par complaisance pour la reine , lui avait donnés à prendre sur les porésidens rétablis dans les bureaux des finances. La Léonore avait si bien agi , par l'intérêt qu'elle prenait dans cette partie , que les deniers, me dirait la reine, étaient en état d'être touchés.
Les sommes, du moins les principales, que j'employai aux dépenses personnelles de Henri » sont vingt-deux mille pistdies ^ qu'il me manda te 1 8 janvier avoir perdues au jeu ; cent mille liwes d'une part, et cinquatite et un mille de l'autre, qu'il devait aussi du jeu, à Edouard Fernande», Portugais. Il me manda de prendre ces dernières cinquante et un mille livres sur soixante mille qui lui revenaient de l'office d'avocat-généi^l à Rouen j après la mont dé Marguerite , aux héritiers duquel il donna le& neuf mille restantes , en considération des bons services que leur père lài