LIVRE VINGT-QUATRIÈME
sadeur de Farchiduc, qui en répandit ensuite le bruit par tout Paris , avec des circonstances toutà-fait favorables à l'Espagne , que Henri ne crut point, «les Espagnols, disait-il, ayant trop mara cbandé à le dire.^> Je mandai à Fontainebleau ce que m'avait dit sur cela l'ambassadeur, et ce. que je lui avais répondu , avec une sincérité qui fit plaisir à isa majesté. La première dépêche qui devait venir de Hollande, et qui arriva enfin le i5 octobre, apprit au juste ce qu'on devait croire de cette pièce , qui était attendue avec tant d'impatience.
Par cet écrit , sa majesté catholique , non seulement approuvait le traité de suspension d'armes qui avait été fait par l'archiduc, mais engageait encore sa parole royale de rat^er de même tout ce qui serait conclu par ce prince ou ses agens , avec le conseil des Provinces -Unies, pour une paix, ou ime longue trêve, leur en laissant le choix , comme si elle avait été conclue et arrêtée par lui-même. U promettait d'employer toute son autorité pour la faire exactement observer, et sous de grandes peines , dans tous ses états ; entendant seulement que, si rien ne se concluait entre les négociateurs , le présent écrit serait censé nul, sans pouvoir procurer à aucune des parties d'autre droit que celui qu'elles avaient dans la chose, et que tout demeurerait au même état